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Revue novembre/décembre 2016 n°256 Revue novembre/décembre 2016 n°256

Le dossier

Appels à projets

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Année 2018-2019 René Cassin

À l’occasion du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du 50e anniversaire de l’attribution du prix Nobel de la Paix à René Cassin, la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives du ministère des armées lance un appel à projets pour l’année scolaire 2018-2019 auprès des établissements scolaires, des associations et collectivités locales, sur le thème :


René Cassin, un engagement pour le droit et pour la paix

 

© UN Photo/Yutaka Nagata

 


 

Tout au long de l’année, lors des différentes commissions de subventions de la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) du ministère des armées, un intérêt tout particulier sera porté aux actions pédagogiques qui répondront à cet appel à projets.
Les projets des écoles et établissements scolaires pourront donner lieu à la réalisation d’un film, dans le cadre de l’action nationale "Héritiers de mémoire". La sélection de ces projets intervenant en octobre 2018, les actions scolaires proposées à "Héritiers de mémoire" doivent être adressées à la DPMA le 15 octobre 2018 au plus tard.
Pour toute précision sur l’appel à projets, pour l’envoi des projets ou demandes de subvention, contacter le bureau des actions pédagogiques et de l’information (BAPI) de la DPMA :

  • Par voie électronique : dpma-bapi.correspondant.fct@intradef.gouv.fr
  • Sur internet : www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/educadef
  • Téléphone : 09 88 68 20 12
  • Par voie postale :

DPMA/SDMAE/BAPI
60, boulevard du Général Martial Valin
CS21623 - 75509 Paris Cedex 15

 


 

Cet appel à projets est conduit en partenariat, en particulier avec le ministère de l’éducation nationale, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation ainsi que le service historique de la défense.


Contenu de l’appel à projets


René Cassin, un engagement pour le droit et pour la paix

 

"Il est des hommes illustres pour avoir incarné la douleur ou la gloire d’une époque. Il en est d’autres dont la grandeur est d’avoir su anticiper sur leur temps en y semant les germes du futur. René Cassin est de ceux-là."
François Mitterrand, discours pour l’entrée de René Cassin au Panthéon, 5 octobre 1987

 

Il y a cinquante ans, en 1968, le Prix Nobel de la paix était attribué à René Cassin, référence morale et personnalité hors du commun dont le rôle et l’influence dans la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 étaient ainsi reconnus. Ce prix venait couronner une carrière de juriste exceptionnelle et une vie entière consacrée à l’affirmation et à la défense des droits de l’individu face aux États. Car s’il est un fil directeur dans la vie de ce symbole de rectitude républicaine, de cet ardent patriote opposé aux nationalismes et de cet esprit continuellement éclairé, c’est le choix de toujours se placer sur le plan de la dignité humaine.

 

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S’intéresser à René Cassin, c’est traverser une bonne partie du XXe siècle en compagnie d’un homme exceptionnel au parcours hors norme. L’étude de sa vie, de sa pensée profondément humaniste et de son oeuvre en tant que juriste et légiste est exemplaire à bien des égards. Cet homme de paix fut aussi, porté par les circonstances, un homme de combat. Cet appel à projet s’adresse particulièrement aux professeurs d’histoire-géographie et d’éducation morale et civique. Ils pourront, à la lumière de son parcours, éclairer l’étude de la Première guerre mondiale et de ses conséquences sur la société française, celle de l’entre-deux-guerres, celle la Résistance et de la France libre, celle enfin de la naissance de l’ONU et du droit international.

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Repères biographiques :

Né à Bayonne en 1887, René Cassin soutient une thèse de droit en 1914, année où il est mobilisé. Grièvement blessé par une rafale de mitrailleuse, décoré de la croix de guerre, il est rendu à la vie civile en 1915 après six longs mois d’hospitalisation. Il jette dès 1917 les bases du mouvement ancien combattant et participe en 1918 à la création de l’Union fédérale des associations de mutilés et réformés (UF) dont il devient président en 1922. Il oeuvre alors, en tant que juriste, pour élaborer un projet de loi basé sur le droit à réparation pour les dommages personnels subis par les citoyens requis de défendre la patrie. Ce droit à réparation reconnu par la loi de mars 1919 sur les pensions d’invalidité, fait prévaloir une conception neuve de la guerre, dans laquelle l’État a des devoirs envers les individus qui ont combattus pour sa défense. Cette même année, René Cassin, qui enseigne à Lille puis à Paris, est reçu à l’agrégation de droit privé.


De 1924 à 1938, il est membre de la délégation française à la Société des nations (SDN) où sa confrontation avec les régimes totalitaires le conforte dans la conviction qu’il faut lutter pour assurer la protection des individus et de leurs droits fondamentaux face aux États. À la suite des accords de Munich, il démissionne de ses fonctions à la SDN. Il entre alors au Commissariat général à l’information.


En juin 1940 René Cassin refuse l’armistice et, avoir appris l’existence de l’appel du général de Gaulle, il parvient à le rejoindre à Londres dix jours après, ce qui en fait un des tout premiers pionniers de la Résistance. Il met alors ses talents de juriste au service de la France libre dont il devient le légiste. Secrétaire permanent du Conseil de défense de l'Empire jusqu'en 1941, il assure ensuite le rôle de commissaire national à la Justice et à l'Instruction publique au sein du Comité national français (CNF) de Londres. À Alger, il préside la Commission de législation et de réforme de l’État de l’Assemblée consultative provisoire (ACP). Il prépare ainsi les bases de la législation française d'après la Seconde Guerre mondiale. À la Libération, de Gaulle lui confie la vice-présidence du Conseil d’État, charge qu’il conserve jusqu’en 1960, pour devenir membre du Conseil constitutionnel.
Tout en occupant de nombreuses et importantes fonctions juridiques pour la France libre de 1940 à 1944, René Cassin, compagnon de la Libération, participe à de nombreuses institutions préparant la création de l’ONU et de l’Unesco. C’est tout naturellement qu’il représente la France à la commission des Droits de l’homme à l’ONU, après la guerre. Il joue alors un rôle fondamental dans l’élaboration de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Il siège enfin à l’UNESCO, qu’il contribue également à créer, ainsi qu’à la Cour européenne des Droits de l’homme qu’il préside de 1965 à 1969. Avec l’argent de son Prix Nobel de la paix en 1968, René Cassin, fonde l’Institut international des Droits de l’homme.


Repères bibliographiques :


De René Cassin :
La pensée et l’action, F. Lalou, Boulogne-sur-Mer, 1972
Les hommes partis de rien. Le réveil de la France abattue (1940-1941), Plon, Paris, 1965, réédité en 1987


Autres :
Gérard Israël, René Cassin : 1887-1976, la guerre hors la loi. Avec de Gaulle. Les droits de l’homme, Paris, Desclée de Brouwer, 1990
Marc Agi, René Cassin, Prix Nobel de la paix, 1887-1976, père de la "Déclaration universelle des droits de l’homme", Paris, Perrin, 1998
Marceau Long et François Monnier (éd.), René Cassin (1887-1976) : une pensée ouverte sur le monde moderne : hommage au Prix Nobel de la paix 1968, Paris, H. Champion, 2001 (actes d’un colloque organisé par l’Association René-Cassin et le Collège de France, le 22 octobre 1998)
Antoine Prost et Jay Winter, René Cassin, Paris, Fayard, 2011

Année 2018-2019 Le capitaine Nemo explore la défense

À l’occasion du 150e anniversaire de la parution de l’ouvrage Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives du ministère des armées lance un appel à projets pour l’année scolaire 2018-2019 auprès des établissements scolaires, des associations et collectivités locales, sur le thème :


Le capitaine Nemo explore la Défense :


du Nautilus au SNLE Le Terrible, 150 ans d’aventure sous-marine

 


© Collection B. Krauth - J.-P.Pons / Marine nationale -Poulain/ECPAD/Défense

 


 

Tout au long de l’année, lors des différentes commissions de subventions de la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) du ministère des armées, un intérêt tout particulier sera porté aux actions pédagogiques des trinômes académiques, associations, collectivités locales et établissements scolaires qui répondront à cet appel à projets.


Les projets des écoles et établissements scolaires pourront donner lieu à la réalisation d’un film, dans le cadre de l’action nationale "Héritiers de mémoire". La sélection de ces projets intervenant en octobre 2018, les actions scolaires proposées à "Héritiers de mémoire" doivent être adressées à la DPMA le 15 octobre 2018 au plus tard.
Pour toute précision sur l’appel à projets, pour l’envoi des projets ou demandes de subvention, contacter le bureau des actions pédagogiques et de l’information (BAPI) de la DPMA :

 

  • Par voie électronique : dpma-bapi.correspondant.fct@intradef.gouv.fr
  • Sur internet : www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/educadef
  • Téléphone : 09 88 68 20 12
  • Par voie postale :

DPMA/SDMAE/BAPI
60, boulevard du Général Martial Valin
CS21623 - 75509 Paris Cedex 15

 



Cet appel à projets est conduit en partenariat, notamment avec le ministère de l’éducation nationale, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation ainsi que le musée national de la Marine.


Contenu de l’appel à projets


Le capitaine Nemo explore la Défense : du Nautilus au SNLE Le Terrible, 150 ans d’aventure sous-marine


En 1859 débutait la construction du Plongeur, le premier sous-marin autonome et mobile de l’histoire. Dix ans plus tard, Jules Verne publiait Vingt mille lieues sous les mers, roman qui allait marquer des générations de lecteurs et susciter bien des vocations de sous-mariniers à travers le monde.
En 2019, on célébrera le 150e anniversaire des aventures du capitaine Nemo et de son Nautilus. Ce sera l’occasion de s’intéresser particulièrement au monde sous-marin et à ceux qui y naviguent. En effet, les contraintes et les spécificités de la vie à bord lors des missions créent un esprit de famille propre aux "sous-marinades". Cet appel à projets pédagogiques a une double dimension, à la fois pleinement historique et totalement contemporaine.


Le sujet peut être décliné de différentes manières.


Il a une dimension historique puisqu’il invite à explorer les innovations technologiques successives ainsi que les phases de la conquête et de la navigation sous-marines. Cette histoire est indissociable de celle de la Défense et de la Marine nationale, depuis les premiers submersibles jusqu’aux dernières générations de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). Ceux-ci sont sans doute les objets technologiques les plus complexes réalisés par l’homme. La dimension historique est également présente à travers l’étude de certains épisodes remarquables de la guerre sous-marine et de leurs conséquences lors des deux conflits mondiaux : attaque des flux commerciaux, transport discret d’agents et de commandos, sauvetage de pilotes abattus en mer, renseignement, mouillage offensif de mines…


Le sujet s’inscrit également pleinement dans le temps présent. En effet, depuis 1967 et la mise à l’eau du premier SNLE français, le Redoutable, c’est bien sous les mers et les océans que se déploie l’'assurance-vie de la Nation", à savoir la Force océanique stratégique (FOST), composante essentielle de la dissuasion nucléaire française. Basée à l’Île Longue, avec un centre opérationnel situé à Brest, elle dispose de quatre SNLE dotés chacun de 16 tubes de lancement de missiles à tête nucléaire d’une portée allant de 5000 à 9000 km. Spécificité française, le concept d’emploi de cette force sous-marine repose sur le principe de dilution. Système d’arme principal de la dissuasion nucléaire, les sous-marins sont également la plateforme de lutte anti-sous-marine et antinavires la plus efficace.


Cet appel à projets pédagogiques encourage donc la pluridisciplinarité des projets : les professeurs d’histoire-géographie, d’éducation morale et civique, de littérature, de physique et de technologie peuvent s’emparer de ce thème pour construire des projets pédagogiques originaux et mobilisateurs pour les élèves, qui entrent pleinement dans le cadre des Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI).


Ressources à la disposition des enseignants et porteurs de projets


Un corpus documentaire varié est mis à la disposition des enseignants sur la plateforme d’enseignement de défense Educ@def : www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/educadef ainsi que sur le site de la Cité de la Mer de Cherbourg : www.citedelamer.com/espaces/redoutable/.


>Le musée de la Marine propose des ressources en ligne sur www.musee-marine.fr :


- un site spécialement dédié à Jules Verne (créé en 2005 à l’occasion de l’exposition "Jules Verne, le roman de la mer" présentée à Paris) qui comprend notamment un dossier pédagogique, de nombreuses illustrations ainsi qu’une bibliographie. In Ressources Numériques/Jules Verne
- un accès aux oeuvres, chacune ayant une fiche descriptive et un visuel téléchargeable. In Collections en ligne (maquettes de sous-marin, affiche, dessin, jouets).

 

  • Site du musée de la Marine à Brest :

- Une visite-atelier pour les 7-14 ans : les oreilles d’or
Dans la peau d’un sous-marinier… Après la découverte des sous-marins, les élèves s’essayent au travail des mystérieuses « oreilles d’or ». Iceberg, banc de crevettes claqueuses, ou navire ennemi, distingueront-ils les bruits émis par l’environnement et ceux du sous-marin ?
- Un dossier pédagogique, des visites guidées et des ateliers sur l’exposition temporaire Razzle Dazzle, l’art contre-attaque (jusqu’au 31 décembre 2018)
"Port de Brest, novembre 1917. Les premiers convois débarquent les soldats américains qui s’engagent dans la Première Guerre mondiale. Ces navires réquisitionnés traversent l’Atlantique fardés d’un étrange camouflage pour échapper aux attaques des sous-marins allemands..."
- Réservations : resagroupes.brest@musee-marine.fr 02 98 37 75 51

 

  • Site du musée de la Marine à Toulon :

- Pour comprendre la navigation à l’aveugle dans les sous-marins, l’atelier met en lumière le métier fascinant des "oreilles d’or".
- Des visites commentées sur les deux conflits mondiaux, adaptées à chaque niveau de classe.
- Un parcours-jeu Je découvre… les navires de guerre
Pour les élèves, un document tout en images et des jeux d’observation ; pour l’enseignant, les réponses aux questions et des informations complémentaires.
- Réservations : resatoulon@musee-marine.fr 04 22 42 02 01

Année 2018-2019 Reporters de guerre

La direction des patrimoines, de la mémoire et des archives du ministère des armées lance un appel à projets pour l’année scolaire 2018-2019 auprès des établissements scolaires, des associations et collectivités locales, sur le thème :


Reporters de guerre

 

Pierre Schoendoerffer en Indochine – septembre 1953. © Jean Péraud/ECPAD/Defense

 



Tout au long de l’année, lors des différentes commissions de subventions de la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) du ministère des armées, un intérêt tout particulier sera porté aux actions pédagogiques des trinômes académiques, associations, collectivités locales et établissements scolaires qui répondront à cet appel à projets.


Les projets des écoles et établissements scolaires pourront donner lieu à la réalisation d’un film, dans le cadre de l’action nationale "Héritiers de mémoire". La sélection de ces projets intervenant en octobre 2018, les actions scolaires proposées à "Héritiers de mémoire" doivent être adressées à la DPMA le 15 octobre 2018 au plus tard.
Pour toute précision sur l’appel à projets, pour l’envoi des projets ou demandes de subvention, contacter le bureau des actions pédagogiques et de l’information (BAPI) de la DPMA :

  • Par voie électronique : dpma-bapi.correspondant.fct@intradef.gouv.fr
  • Sur internet : www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/educadef
  • Téléphone : 09 88 68 20 12
  • Par voie postale :

DPMA/SDMAE/BAPI
60, boulevard du Général Martial Valin
CS21623 - 75509 Paris Cedex 15



Reporters de guerre, correspondants de guerre, envoyés spéciaux, journalistes d’investigation… autant de termes possibles pour désigner celles et ceux qui s’engagent au coeur des conflits pour témoigner, raconter, transmettre une histoire qui, sinon, serait tue à jamais. Par l’image, fixe ou animée, par le verbe, les reporters de guerre, civils ou militaires, informent et tentent d’éclairer les zones les plus sombres du monde au péril de leur vie.


S’intéresser aux reporters de guerre civils ou militaires et à leurs productions permet d’aborder sous un angle original et pluridisciplinaire l’histoire des conflits contemporains dans lesquels la France a été engagée. Le travail sur l’image et sur le texte sera au coeur des projets pédagogiques menés sur ce thème par les professeurs d’histoire-géographie, de lettres, de langues vivantes et d’arts plastiques.


L’information, le témoignage sont les missions premières des correspondants de guerre dont le travail représente un enjeu d’importance pour les belligérants dans la mesure où il s’adresse à l’opinion publique. L’armée française a créé dès 1915 deux organismes dédiés à la prise de vue fixe et animées de ses opérations : la section cinématographique de l’armée et la section photographiques des armées, ancêtres de l’Ecpad et de ses "soldats de l’image". Évolution technologique et politique oblige, on n’informe plus en 2018 comme on le faisait il y a cent ans, l’histoire de ces changement et de leurs implications méritant d’être étudiée.
Le thème de l’appel à projet est particulièrement adapté aux programmes des classes de Troisième, de Première et de Terminale. Il peut aussi être mis en oeuvre en Seconde dans le cadre des enseignements d’exploration, notamment celui intitulé "Littérature et société". Enfin, autour de la Semaine de la presse et en lien avec les collègues documentalistes, les projets pédagogiques sur les reporters de guerre auront toute leur place dans les CDI.


Cet appel à projets qui s’accompagne de la publication d’un numéro spécifique de la revue Les chemins de la mémoire consacrée à ce thème http://cheminsdememoire.gouv.fr/fr/revue/reporters-de-guerre-cm-ndeg-262

 

Quelques exemples de reporters de guerre :


Parmi les correspondants de guerre, certains ont laissé une véritable oeuvre littéraire et/ou photographique et cinématographique. La liste qui suit n’est bien sûr pas exhaustive. Elle rappelle que certains correspondants de guerre sont, aussi, de grands écrivains, de grands photographes, de grands cinéastes :
Blaise Cendrars, Ernest Hemingway, Joseph Kessel, Vassili Grossman, Jack London,George Orwell, Margaret Bourke-White, Germaine Kanova, Robert Capa, Curzio Malaparte, Samuel Fuller, George Stevens , Martha Gellhorn, Don McCullin, Patrick Chauvel, Gilles Caron, Jean Hatzfeld, Laurent van der Stockt, Édouard Élias, …
Cet appel à projets est conduit en partenariat, notamment avec le ministère de l’éducation nationale, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, l’Établissement de communication et de production audiovisuel de la défense (Ecpad), le Service historique de la Défense, le centre pour l’éducation aux médias et à l’information (CLEMI), le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre.

Années antérieures

Dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre, la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) du ministère des armées lance sur l’année  scolaire 2017/2018, un appel à projets pédagogiques sur le sujet

 

1918-1920 : Les sorties de guerre

 

 


La mémoire nationale retient le 11 novembre 1918 comme la fin de la Grande Guerre. Or, si elle signe l’arrêt officiel des combats et le début d’un processus de  "sortie de guerre", elle n’est pas encore la paix. Ce sujet propose d’explorer les processus de "sorties de guerre", et le passage de la guerre à la paix, dont l’histoire nous a appris qu’ils étaient souvent difficiles et sources de violence. À l’heure de la signature de l’Armistice, 5 millions de soldats sont encore mobilisés. Beaucoup attendront plusieurs mois avant de retourner dans leur foyer.

Ce sujet peut être décliné de multiples manières à travers, par exemple, la manière dont les soldats du front ont reçu l’annonce de la fin de la guerre, l’organisation de la démobilisation, la transformation des paysages urbains et ruraux, le retour du soldat dans son foyer, la prise en charge des millions de blessés, la démobilisation et le retour des soldats coloniaux ou encore les formes que prirent les premiers hommages aux morts et les premiers pas de la Société des Nations.
 



Lors des différentes commissions de soutien financier aux projets pédagogiques d’enseignement de défense qui se réuniront en octobre, février et mai à la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) du ministère des armées, un intérêt tout particulier sera porté aux projets d’établissements scolaires, d’associations et de collectivités territoriales qui répondront à cet appel à projets.


Les travaux et réalisations pourront, sous réserve de leur qualité, être exposés au Panthéon. Les actions des établissements scolaires pourront donner lieu à la réalisation d’un documentaire, dans le cadre de l’action nationale "Héritiers de mémoire".


Pour toute précision sur l’appel à projets, pour l’envoi des projets ou  demandes de subvention, contacter le bureau des actions pédagogiques et de l’information (BAPI) de la DPMA :


Par voie postale :
DPMA/SDMAE/BAPI
60, boulevard du Général Martial Valin
CS21623 - 75509 Paris Cedex 15


ou par voie électronique : dmpa.bapi.fct@intradef.gouv.fr
 



Consulter la documentation en ligne sur la plateforme d’enseignement de défense Educ@def

  • 1918 L'assaut final
  • Les quatorze points de Wilson (8 janvier 1918)
  • Le 11 novembre 1918 - Quelques témoignages écrits
  • La Paix
  • La Victoire... et ensuite ?
  • Les marraines de guerre
  • Veuves et orphelins de guerre
  • Les prisonniers de guerre français 1914-1918
  • 1919, le logement des sinistrés à leur retour sur les zones du front en Picardie
  • Cadillac - les gueules cassées et les oubliés
  • La gestion individuelle des morts


Et bien plus sur le Premier Conflit mondial sur : http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/premiere-guerre-mondiale

 


 




A l’occasion du centenaire des "as de l’aviation" et de l’épopée des pionniers de "La Ligne Latécoère", autour des célèbres aviateurs Mermoz, Guillaumet et Saint-Exupéry, la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives du ministère des armées lance un appel à projets pour l’année scolaire 2017-2018 auprès des établissements scolaires, des associations et collectivités locales, sur le thème

 

Le Petit Prince explore la Défense

 



"Petit & Grand Princes" par Manolo Chrétien & Pialoro

 


Cet appel à projets est conduit en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation ainsi que l’armée de l’air,  le musée de l’air et de l’espace, le Panthéon et la fondation Saint Exupéry pour la jeunesse.


Imaginez une rencontre (sous forme d’écrits, dessins, productions théâtrales ou audiovisuelles…) entre le Petit Prince et un militaire (aviateur, marin, soldat…) ou un personnel civil du ministère des armées. La rencontre se déroulera dans une période de l’histoire des conflits contemporains (de 1870 à nos jours) ou dans l’actualité des opérations militaires intérieures ou extérieures.  Elle peut explorer différents aspects du rôle d’un militaire (son engagement, le sens de son action dans l’histoire et aujourd’hui) ou des missions confiées au personnel civil des armées, en s’appuyant sur un corpus documentaire varié présenté notamment sur la plateforme d’enseignement de défense Educ@def ainsi que sur le site du musée de l’air et de l’espace. Le personnage choisi pour rencontrer le Petit Prince peut être célèbre ou anonyme, un homme ou une femme. La rencontre peut se dérouler en langue française ou en langue étrangère enseignée durant la scolarité.
 



Lors des différentes commissions de soutien financier aux projets pédagogiques d’enseignement de défense qui se réuniront en octobre, février et mai à la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) du ministère des armées, un intérêt tout particulier sera porté aux projets d’établissements scolaires, d’associations et de collectivités territoriales qui répondront à cet appel à projets.


Les travaux et réalisations pourront, sous réserve de leur qualité, être exposés au Panthéon. Les actions des établissements scolaires pourront donner lieu à la réalisation d’un documentaire, dans le cadre de l’action nationale "Héritiers de mémoire".


Pour toute précision sur l’appel à projets, pour l’envoi des projets ou  demandes de subvention, contacter le bureau des actions pédagogiques et de l’information (BAPI) de la DPMA :


Par voie postale :
DPMA/SDMAE/BAPI
60, boulevard du Général Martial Valin
CS21623 - 75509 Paris Cedex 15


ou par voie électronique : dmpa.bapi.fct@intradef.gouv.fr

 



Consulter la documentation en ligne sur la plateforme d’enseignement de défense Educ@def

Combattants et femmes dans la guerre

  • Les poilus d'Alaska, Claire Saget, Les Chemins de la Mémoire 226/mai 2012
  • Les soldats russes en France 1916-1918, Les Chemins de la Mémoire 211/déc.-janv. 2011
  • Des hellénistes en guerre, Matthieu René-Hubert, RHA 261/2010
  • Les volontaires latino-américains dans l'armée française pendant la Première Guerre mondiale, Michaël Bourdet, RHA 255/2009
  • Des normaliens dans les services de renseignement du ministère de la guerre (1914-1918), Michaël Bourdet, RHA 247/2007
  • La rivalité franco-américaine : l'instruction des soldats américains en France (1917-1918), Raphaëlle Autric, RHA 246/2007
  • Quand les chasseurs à pied conquièrent le cœur des Américains, colonel Monneveu, Les Chemins de la Mémoire 220/novembre 2011
  • 1914-1918 : la guerre des Canadiens-Français, Carl Pépin, RHA 266/2012
  • Les prisonniers de guerre français 1914-1918
  • Les marraines de guerre, Jean-Yves Le Naour, Les Chemins de la Mémoire 181/mars 2008
  • Espionnage et espionnes de la Grande Guerre, Chantal Antier, RHA 247/2007
  • Veuves et orphelins de la Première Guerre mondiale
  • La Grande Guerre a-t-elle fait progresser l'émancipation des femmes ?, Françoise Thébaud, Les Chemins de la Mémoire 159/mars 2006
  • Deux femmes œuvrant dans la Grande Guerre : Louise de Bettignies et la reine Elizabeth, RHA, 272/2013
  • La Rose blanche, Les Chemins de la Mémoire 227/juin 2012
  • La Rose blanche : des résistants allemands face au nazisme, collection Mémoire et Citoyenneté n° 32
  • Les femmes dans la France libre, Christine Levisse-Touzé, Les Chemins de la Mémoire 209/octobre 2010
  • Les sections sanitaires automobiles féminines, Jean-Jacques Monsuez, RHA 247/2007
  • Combattantes sans combattre. ? Le cas des ambulancières dans la première armée française (1944-1945), Claire Miot, RHA, 272, 2013
  • Les prisonniers français au Vietnam, Julien Mary, Les Chemins de la Mémoire 243/ avril/mai 2014
  • Les premières troupes supplétives en Algérie, Jacques Frémeaux, RHA 255/2009
  • Louis Adrian (1859-1933)
  • William Birdwood (1865-1951)
  • Jean Degoutte (1866-1938)
  • Émile Driant (1855-1916)
  • Ferdinand Foch (1851-1929)
  • Alain Fournier (1886-1914)
  • Louis Franchet d'Espèrey (1856-1942)
  • Maurice, Gustave Gamelin (1872-1958)
  • Le général Gouraud, chef du corps expéditionnaire des Dardanelles en 1915, Julie d'Andurain, RHA 258/2010
  • Georges Guynemer (1894-1917)
  • Douglas Haig (1861-1928)
  • Paul von Hindenburg (1847-1934)
  • Joseph Joffre (1852-1931), collection Mémoire et Citoyenneté n° 28
  • Erich Ludendorff (1865-1937)
  • Charles Mangin (1866-1925)
  • L'affaire Clémence Martin-Froment, Philippe Nivet, Les Chemins de la Mémoire 210/novembre 2010
  • Mata Hari (1876-1917)
  • John Monash (1865-1931)
  • Robert, Georges Nivelle (1856-1924)
  • Charles Péguy (1873-1914)
  • Louis Pergaud, Daniel Fleury, Les Chemins de la Mémoire 221/décembre 2011
  • John Pershing (1860-1948)
  • Philippe Pétain (1856-1951)
  • Gabrielle Petit (1893-1916)
  • Le commandant de Rose - Un précurseur de l'aviation de chasse, Thérèse Krempp, RHA 245/2006
  • Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)
  • Maurice Sarrail (1856-1929)
  • Jacques Tournadour d'Albay, médecin militaire et photographe dans la Grande Guerre
  • Sir Winston Leonard Spencer Churchill (1874-1965)
  • Charlotte Delbo (1913-1985)
  • Honoré d'Estienne d'Orves (1901-1941), collection Mémoire et Citoyenneté n° 17
  • Maurice, Gustave Gamelin (1872-1958)
  • Charles de Gaulle (1890-1970)
  • Henri Giraud (1879-1949)
  • Fey von Hassel, Paul-François Paoli, Les Chemins de la Mémoire 228/juillet/août 2012
  • Alphonse Juin (1888-1967), collection Mémoire et Citoyenneté n° 30
  • Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952), collection Mémoire et Citoyenneté n° 19
  • Philippe Pétain (1856-1951)
  • Jean Renoir sous l'uniforme, Stéphane Launey, RHA 259/2010
  • Claus von Stauffenberg, l'étoffe des Héros, Paul-François Paoli, Les Chemins de la Mémoire 228/juillet/août 2012
  • Germaine Tillion (1907-2008)
  • Maxime Weygand (1867-1965)


OPEX

  • Le temps des opérations extérieures, Michel Goya, Les Chemins de la Mémoire 235/avril 2013
  • L'Europe face à la crise yougoslave, Frédéric Charillon, Les Chemins de la Mémoire 227/juin 2012
  • La guerre du Golfe (1990-1991) : Opération Daguet
  • L'année 1991, ou l'entrée dans un "entre-deux" stratégique, Frédéric Charillon, Les Chemins de la Mémoire 211/déc.-janv. 2011
  • "Desert Storm" et l'opération "Daguet", vingt ans après, Guillaume Lasconjarias, Les Chemins de la Mémoire 211/déc.-janv. 2011
  • Les forces françaises dans la guerre de Bosnie, avril 1992-décembre 1995
  • Les évacuations de ressortissants, ECPAD, Alexis Dubois, juin 2009
  • La France et la sécurité en Asie-Pacifique, DGRIS, avril 2014
  • L'intervention en Somalie 1992-1993, Anne-Claire de Gayffier-Bonneville, RHA 263/2011
  • 50 ans d'OPEX en Afrique (1964-2014), CDEF, Cahier du RETEX – Recherche – septembre 2015


Aviation

  • 1914-1918 - Les premiers combattants du ciel
  • Les As 14-18 Témoignages oraux
  • L’escadrille La Fayette
  • Clément Ader (1841-1925)
  • Pierre Clostermann (1921 - 2006)
  • Roland Garros (1888-1918)
  • Georges Guynemer (1894-1917)
  • Jean Maridor (1920 - 1944)
  • Edmond Marin la Meslée (1912-1945)
  • René Mouchotte (1914 - 1943)
  • Charles Nungesser (1892-1927)
  • Jean Rosenthal (1906-1993)
  • Charles Tricornot de Rose (1876-1916)
  • Le commandant de Rose - Un précurseur de l'aviation de chasse, Thérèse Krempp, RHA 245/2006
  • Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)


Artistes

  • La peinture et la Grande Guerre
  • Les écrivains allemands et la Grande Guerre
  • Guillaume Apollinaire (1880-1918)
  • Joséphine Baker (1906 - 1975)
  • Georges Bernanos (1888-1948)
  • Charlotte Delbo (1913-1985)
  • Robert Desnos (1900-1945)
  • Benjamin Fondane (1898-1944)
  • Alain Fournier (1886-1914)
  • Alfred Gaspart (1900-1993)
  • Max Jacob (1876-1944)
  • August von Kageneck (1922-2004)
  • Anna Marly (1917-2006)
  • Paul Nizan (1905-1940)
  • Charles Péguy (1873-1914)
  • Louis Pergaud (1882-1915)
  • Louis Pergaud, Daniel Fleury, Les Chemins de la Mémoire 221/décembre 2011
  • Jean Renoir sous l'uniforme, Stéphane Launey, RHA 259/2010
  • Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)
  • Germaine Tillion (1907-2008)
  • Vercors, 20 février 1942 : parution de la nouvelle "Le silence de la mer"
  • Jean Vuillermoz (1906-1940)
  • Les écrivains allemands et la Grande Guerre


Lieux de mémoire

  • Chapelle Mémorial de l'Aviation
  • Musée de l'Air et de l'Espace
  • Musée de l'aviation, Warluis (60)
  • Musée de l'aviation légère de l'armée de terre et de l'hélicoptère, Dax (40)
  • Musée des parachutistes, Pau (64)
  • Musée airborne Sainte-Mère-Église



Ressource de l'Office national des anciens combatants et victimes de guerre



Exposition Les as de la Première Guerre mondiale (télécharger)

 



Accompagnement pédagogique de l’appel à projets proposé par le musée de l’air et de l’espace du Bourget


Séance de planétarium pédagogique consacrée au pilotage aux étoiles
Titre / pilotage aux étoiles
Durée : séance de 55 min
Public : classes de CM1-CM2 (cycle3)  jusqu’au lycée.
Contenu/ Vous décollerez du Bourget sur les traces des pilotes de l’entre-deux-guerres. Vous suivrez les héros de l’aéropostale à travers déserts, océans et montagnes pour transporter le courrier jusqu’en Amérique du Sud. Et vous lèverez le nez au ciel pour apprendre à découvrir comment on peut se repérer aux étoiles et comment les pilotes utilisaient les étoiles pour naviguer.
Effectif maximum : 53 places

Visite guidée de l’entre-deux guerres  (sur les pas de St Exupéry)
Durée : 1h15
Public : Primaires / Collèges / lycées.
Contenu/ Sur les pas de l’aéropostale, découvrez le Caudron C.635 Simoun imaginé par Marcel Riffard, c'est aussi lors d'un Raid Paris-Saïgon en 1935, qu'Antoine de Saint-Exupéry, victime d'un accident sur son Caudron dans le désert de Lybie, aurait imaginé le personnage du « Petit Prince ». Revivez l’épopée des grands raids des années 30, avec des avions tels que le Farman "Goliath", ou le Breguet "Point d'Interrogation" qui réalisa le 1er Paris-New-York sans escale, d’est en ouest.
Effectif maximum : 20 à 30 personnes par guide
Contenu/ un jeu parcours sera distribué aux jeunes visiteurs
Tarifs des animations:
Offre groupes
Scolaire :
PASS 1 animation : 6 € par élève

Ressources pédagogiques proposées par le musée de l’air et de l’espace
Dialogue sous forme de rencontre entre le Petit prince et l’aviateur  Chaput
http://www.3p1w.eu/
http://www.museeairespace.fr/aller-plus-haut/documentation/dossiers-documentaires/

Projet international "Trois pilotes - Une guerre" Première Guerre mondiale (1914-1918)

Le projet du Musée de l’Air et de l’Espace - Aéroport de Paris-le Bourget, associé au Royal Air Force Museum à Londres, et au Militärhistorishes Museum der Bundeswehr, Musée de l’Histoire militaire sur le site de l’aérodrome de Berlin-Gatow, veulent restituer une part de la vie de trois soldats qui ont combattu lors de la Première Guerre mondiale. Ils le font à travers le projet commun "Trois pilotes - Une guerre".
Les trois aviateurs sont Jean Chaput, Français, Bernard Rice, Britannique et Peter Falkenstein, Allemand. Ce projet trouve sa matière dans les lettres écrites par ces combattants et que ces trois musées entendent publier précisément cent ans après la date de leur écriture. Elles seront complétées par d’autres documents personnels ainsi que par des objets appartenant aux collections de ces musées.

 





Appel à projets d’enseignement de défense
"Les opérations extérieures"

 

 

Après une période qui a vu coexister deux grands cycles commémoratifs (Centenaire de la Grande Guerre et 70e anniversaire de la Seconde Guerre mondiale), l’année 2017 sera une année importante pour poser les bases d’une construction de la mémoire des soldats en opérations extérieures.

Cette volonté trouvera une première traduction concrète avec le lancement des travaux du mémorial en hommage aux soldats morts pour la France en opérations, parc André Citroën à Paris.

Aussi, la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA), en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (MENESR), du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt (MINAAF) et l’union des associations d’auditeurs  de l’institut des hautes études de défense nationale (Union-IHDEN), souhaite accompagner la dynamique mémorielle qui se crée autour de la thématique des opérations extérieures, dans une démarche d’hommage à nos soldats, d’information du grand public, de valorisation de cette jeune mémoire, de pédagogie auprès des plus jeunes et de renforcement du lien armée-Nation.

Alors que la France connaît un engagement opérationnel exceptionnel sur les théâtres extérieurs, comme sur le terrain national, l’année 2017 est l’occasion d’inscrire cette participation militaire dans une perspective historique qui témoigne de la place que la France occupe dans le monde depuis plus de 50 ans. Les opérations extérieures font partie aujourd’hui de l’histoire des conflits contemporains. Aussi, une réflexion sur ce sujet permet de sensibiliser les plus jeunes à la question de l’engagement, à l’évolution des opérations que la France a conduites ainsi qu’aux valeurs inhérentes à la communauté de défense qui animent les femmes et les hommes qui ont participé, hier comme aujourd’hui, à des opérations militaires.
 



Dans le cadre de cet appel à projets, la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) soutiendra les actions conduites par les trinômes académiques sur ce thème (organisation de colloques et séminaires, rallyes citoyens mettant à l’honneur des unités engagées etc.), dès lors que le contenu de l’action aura reçu un avis favorable de la commission pour la promotion de l’esprit de défense (CPEDEF).

Pour toute précision sur l’appel à projets, pour l’envoi des projets ou  demandes de subventions, contacter le bureau des actions pédagogiques et de l’information (BAPI) de la DPMA :


Par voie postale :
 DPMA/SDMAE/BAPI
 60, boulevard du Général Martial Valin
 CS21623 - 75509 Paris Cedex 15


ou par voie électronique : dmpa.bapi.fct@intradef.gouv.fr
téléphone secrétariat BAPI : 09 88 68 20 12
 



Consulter la documentation en ligne sur les sites "Chemins de mémoire" et ECPAD

  • Le temps des opérations extérieures, Michel Goya, Les Chemins de la Mémoire 235/avril 2013
  • L'Europe face à la crise yougoslave, Frédéric Charillon, Les Chemins de la Mémoire, 227/juin 2012
  • La guerre du Golfe (1990-1991) : Opération Daguet
  • L'année 1991, ou l'entrée dans un "entre-deux" stratégique, Frédéric Charillon, Les Chemins de la Mémoire 211/déc.-janv. 2011
  • "Desert Storm" et l'opération "Daguet", vingt ans après, Guillaume Lasconjarias, Les Chemins de la Mémoire 211/déc.-janv. 2011
  • Les forces françaises dans la guerre de Bosnie, avril 1992-décembre 1995
  • Les évacuations de ressortissants, ECPAD, Alexis, Dubois, juin 2009
  • La France et la sécurité en Asie-Pacifique, DGRIS, avril 2014
  • L'intervention en Somalie 1992-1993, Anne-Claire de Gayffier-Bonneville, RHA 263/2011
  • 50 ans d'OPEX en Afrique (1964-2014), CDEF, Cahier du RETEX – Recherche – septembre 2015
  • "Opération Léopard", une intervention humanitaire, Kolwezi 17 mai-16 juin 1978

 

 


 


 

Dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre, la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) du ministère de la Défense lance, tout au long de l’année 2017, un appel à projets pédagogiques sur le thème

 

La France en 1917, des ressources pour vaincre

 


Celui-ci peut être décliné de multiples manières à travers, par exemple, l’étude du rôle des femmes dans l’effort de guerre, celui de la ruralité, les apports des découvertes scientifiques comme celles de Paul Langevin, le rôle des ports, celui de l’aviation ou encore celui des blindés. Ces suggestions ne sont pas exhaustives, le thème proposant d’explorer en quoi la France en 1917 disposait d’atouts territoriaux, scientifiques, sociétaux, industriels…  pour remporter la victoire.
Ce sujet, qui rassemble différentes thématiques, est ouvert à des projets pédagogiques interdisciplinaires.
 



Lors des différentes commissions de soutien financier aux projets pédagogiques d’enseignement de défense qui se réuniront trimestriellement en 2017 à la DPMA, un intérêt tout particulier sera porté aux projets d’établissements scolaires, d’associations et de collectivités territoriales qui aborderont comme sujet principal l’un des deux thèmes proposés.


Pour toute précision sur l’appel à projets, pour l’envoi des projets ou  demandes de subventions, contacter le bureau des actions pédagogiques et de l’information (BAPI) de la DPMA :


Par voie postale :
DPMA/SDMAE/BAPI
60, boulevard du Général Martial Valin
CS21623 - 75509 Paris Cedex 15


ou par voie électronique : dmpa.bapi.fct@intradef.gouv.fr
téléphone secrétariat BAPI : 09 88 68 20 12
 



Ressources

  • Année 1917 : le tournant
  • 1917, l'"Année incertaine", Les Chemins de la Mémoire 115/mars 2002
  • Les marraines de guerre, Jean-Yves Le Naour, Les Chemins de la Mémoire 181/mars 2008
  • La Grande Guerre a-t-elle fait progresser l'émancipation des femmes ?, Françoise Thébaud, Les Chemins de la Mémoire 159/mars 2006
  • Produire pour la Victoire
  • Le char Renault FT 17, Stéphane Ferrard, Technologie et Armement, juin 2004
  • Les premiers moments de l'arme blindée
  • 1917, l'arme blindée à l'assaut du front
  • 1917, année de la guerre sous-marine à outrance


Et bien plus sur le Premier Conflit mondial sur : http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/premiere-guerre-mondiale

 





Dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre, la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) du ministère de la Défense lance, tout au long de l’année 2017, un appel à projets pédagogiques sur le thème

 

L’entrée en guerre des États-Unis d’Amérique

 

 

Ce sujet propose d’explorer les axes forts de l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, les évolutions qu’elle a induite dans le déroulement de la guerre et, plus largement, dans la société française, sous ses différents aspects (histoire de l’aéronautique et des équipements de combat, apports linguistiques, sociétaux, culturels...). Les projets interdisciplinaires sont encouragés. Ils peuvent, à titre d’exemple et de façon non exclusive, être portés conjointement par des professeurs d’histoire-géographie et d’anglais.

 



Lors des différentes commissions de soutien financier aux projets pédagogiques d’enseignement de défense qui se réuniront trimestriellement en 2017 à la DPMA, un intérêt tout particulier sera porté aux projets d’établissements scolaires, d’associations et de collectivités territoriales qui aborderont comme sujet principal l’un des deux thèmes proposés.


Pour toute précision sur l’appel à projets, pour l’envoi des projets ou  demandes de subventions, contacter le bureau des actions pédagogiques et de l’information (BAPI) de la DPMA :


Par voie postale :
DPMA/SDMAE/BAPI
60, boulevard du Général Martial Valin
CS21623 - 75509 Paris Cedex 15


ou par voie électronique : dmpa.bapi.fct@intradef.gouv.fr
téléphone secrétariat BAPI : 09 88 68 20 12



Ressources

  • L'escadrille La Fayette dans la Grande Guerre
  • Entrée en guerre des États-Unis en 1917, Nadine Bonnefoi, Les Chemins de la Mémoire 168/janvier 2007
  • La Fayette, nous voici ! L'entrée en guerre des États-Unis, avril 1917, collection Mémoire et Citoyenneté n° 41
  • Et bien plus sur le Premier Conflit mondial sur : http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/premiere-guerre-mondiale
     

Lieu de mémoire au Chambon-sur-Lignon

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Pendant la Seconde Guerre mondiale, entre Haute-Loire et Ardèche, le Chambon-sur-Lignon et les villages alentours ont accueilli et aidé de nombreux réfugiés, la plupart juifs pourchassés dans une Europe sous le joug nazi. C’est pour transmettre les valeurs d’humanité et d’engagement qui ont permis ce sauvetage à grande échelle que le Lieu de Mémoire a ouvert en juin 2013.

 

Source : lieu de mémoire au Chambon-sur-Lignon

Offre pédagogique
Informations pratiques

Rouget de Lisle & La Marseillaise

Conçue et réalisée par le musée de l’Armée dans le cadre de "2016, année de la Marseillaise", l’exposition documentaire, présentée dans la cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides jusqu’en octobre, est depuis itinérante et accessible sur le site Internet du musée.

Affiche pour l’emprunt de 1918, À l'appel de Rouget de l'Isle… par Jacques Carlu. Ce dernier reprend la célèbre représentation de Rouget de Lisle réalisée par Isidore Pils en 1849.
Affiche pour l’emprunt de 1918, À l'appel de Rouget de l'Isle… par Jacques Carlu. Ce dernier reprend la célèbre représentation de Rouget de Lisle réalisée par Isidore Pils en 1849. - © Musée de l’Armée

En cette année 2016, déclarée année de La Marseillaise par le président de la République et dans le cadre de la commémoration des 180 ans de la mort de Rouget de Lisle, survenue en 1836, le musée de l’Armée a conçu et réalisé une exposition documentaire intitulée "Rouget de Lisle & La Marseillaise". L’événement s’inscrit dans la saison culturelle, scientifique et pédagogique autour de La Marseillaise, organisée en partenariat avec le ministère de la défense et le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

 

Présentée sur vingt-deux panneaux répartis dans les galeries de la cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides, l'exposition retraçait la création de ce chant, depuis la déclaration de la guerre à l'Autriche, en 1792, jusqu'à la période contemporaine. Comme chacune des expositions documentaires, elle demeure accessible en permanence sous la forme d'une exposition virtuelle.

 

Écrit par Rouget de Lisle, Le chant de guerre pour l’Armée du Rhin, renommé ensuite La Marseillaise, a connu différents statuts. C’est au départ un chant guerrier que le compositeur André Grétry, ami de Rouget de Lisle, qualifie ainsi "Votre Marseillaise, c’est de la musique à coup de canon". Sur proposition du ministre de la Guerre Joseph Servan, le 28 septembre 1792, La Marche des Marseillois devient le chant de la République combattante. Puis, le 24 novembre 1793, La Marseillaise est décrétée hymne officiel par la Convention montagnarde. Enfin, elle est adoptée comme hymne national français, en 1879, sous la IIIe République.

 

Chaque panneau est illustré d’une image principale - partition, affiche, objet, ou encore photographie. L’exposition s’articule autour de deux thèmes majeurs : les représentations de La Marseillaise et de Rouget de Lisle à travers différentes époques et leur utilisation "intensive" lors de la Première Guerre mondiale. Sont évoqués également la personnalité et la carrière militaire de Rouget de Lisle, la musique militaire et les chants révolutionnaires, les orchestrations mais aussi les interprétations qui ont été faites de La Marseillaise lors de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à celle, l'an dernier, de l’hommage aux victimes des attentats de Paris. Des QR-codes placés sur certains panneaux, une fois scannés à l’aide d’un Smartphone, apportent une dimension supplémentaire, sonore ou audiovisuelle.

 

Pour réaliser cette exposition, le musée de l’Armée a puisé dans ses fonds documentaires et ses collections. Plusieurs institutions partenaires ont également contribué à la réunion de documents issus de leurs fonds : l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la défense (ECPAD), le Service historique de la défense (SHD), la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine de l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense (BDIC), le service archives documentation patrimoine de Choisy-Le-Roi, le musée Rouget de Lisle de Lons-le-Saunier, la documentation-photothèque des musées de Strasbourg.

 

Un partenariat conclu avec l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) a permis de rendre cette exposition itinérante. Depuis septembre 2016, elle est présentée dans différentes régions de France et poursuivra sa route pendant plusieurs années au gré des demandes. Les collectivités territoriales, les établissements scolaires et les associations peuvent demander la mise à disposition de l’exposition auprès des services départementaux de l’ONAC-VG de Paris, Marseille, Strasbourg et Lons-le-Saunier, ainsi qu’auprès des services situés dans les chefs-lieux de région, en consultant le site de l’ONAC-VG.

Sylvie Picolet, commissaire de l’exposition - Division de la recherche historique, de l’action pédagogique et des médiations du musée de l’Armée

Pour en savoir plus

Retrouvez l’exposition :

Sur le site du musée de l’Armée : www.musee-armee.fr

Sur le site de l’ONACVG : www.onac-vg.fr

Articles de la revue

Le dossier

L'évènement

L'entretien

Aurore Tillac

Chœur officiel de la République, le chœur de la Garde républicaine est constitué le de 45 chanteurs français, recrutés parmi l’élite de la discipline. Chef de cette formation depuis 2007, Aurore Tillac évoque la place particulière de La Marseillaise dans le répertoire officiel.

Aurore Tillac
Aurore Tillac - © DR

Qu’est-ce que le chœur de la Garde républicaine et comment en devient-on membre ?  

 

Le chœur de l'armée française est un chœur d'hommes composé d'une quarantaine de chanteurs professionnels. Formation de la Garde républicaine, il est le chœur officiel de la République. Il est régulièrement amené à se produire lors des cérémonies nationales comme le 14 Juillet ou le 11 Novembre et lors d’autres commémorations. Il participe également à des saisons musicales et festivals en France ainsi qu'à des productions sur de grandes scènes françaises, dans la capitale - le théâtre du Châtelet, la Philharmonie de Paris ou encore le théâtre des Champs-Élysées - et en province, notamment à l’auditorium de Bordeaux. Pour intégrer le chœur, il faut passer un concours musical devant un jury composé des chefs de chœur et de membres du chœur. Le concours se déroule en quatre tours. Il commence par un air au choix du candidat, se poursuit par une vocalise et un air au choix du jury. Le candidat doit ensuite procéder à une épreuve de déchiffrage, un quatuor et une épreuve d'unisson. Enfin, un entretien avec le candidat permet au jury d'évaluer ses motivations et son profil.

 

Dans quelles circonstances chantez-vous La Marseillaise ?

 

Lors de toutes prestations officielles et lors de certains concerts de la formation. Nous avons deux versions de l'hymne national : la version dite "officielle" pour quatre voix d'hommes a cappella que nous chantons lors des cérémonies, et la version reprise par le compositeur Hector Berlioz, pour chœur et orchestre. Ces deux versions me touchent car elles sont d'une très grande puissance. Celle de Berlioz, de par sa dimension symphonique, est très impressionnante. Mais nous avons aussi d'autres chants à notre répertoire, notamment Le Chant des partisans, Le Chant du départ, La Madelon et bien d'autres morceaux définis par les services protocolaires du ministère de la défense, en fonction de chaque commémoration.

 

En tant que chef de chœur de la Garde républicaine, que ressentez-vous lorsque vous dirigez La Marseillaise ?

 

La seule chose que je peux dire c'est qu'en plus de dix ans au chœur de l'armée française, l'émotion est toujours la même au moment de diriger La Marseillaise. En tant que chef de chœur, j'aurai simplement un regard purement technique sur cette pièce. Elle est tout à fait correctement structurée, harmoniquement efficace et très simple à diriger ! Je crois que le souvenir le plus fort fut une cérémonie au camp du Struthof. Nous avons chanté, après le témoignage particulièrement poignant d'un rescapé du camp, le chant de Natzweiler-Struthof et ensuite La Marseillaise. Nous avions tous les larmes aux yeux.

 

Selon vous, quelle place occupe aujourd’hui  le chant de Rouget de l’Isle dans la société française ?

 

Il occupe la place que chacun veut bien lui donner ! Ma réponse n'est en aucun cas objective ! La Marseillaise est ce qu'elle a toujours été pour les Français, à savoir le symbole contemporain de notre identité nationale. Surtout depuis les terribles attentats que la France a subis, la dimension symbolique de La Marseillaise s'est encore renforcée ; c’est aussi un chant rassembleur que des stades entiers font résonner lors des matchs !

La rédaction

Pour en savoir plus

Pour connaître l’organisation et la programmation du chœur de la Garde républicaine : http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr

Articles de la revue

Le dossier

L'évènement

Articles en lien

La Marseillaise d’hier à aujourd’hui

Héritée de la Révolution française, La Marseillaise accompagne l’histoire de notre pays depuis plus de deux siècles, autant dans ses moments d’espoir et d’allégresse que dans ses bouleversements et ses épreuves les plus tragiques. Symbole d’unité, elle s’est imposée comme le point de ralliement des défenseurs de la liberté, en France et à travers le monde.

Isidore Adrien-Auguste Pils (1813-1875).
Isidore Adrien-Auguste Pils (1813-1875). "Claude Joseph Rouget de Lisle chantant pour la première fois La Marseillaise chez Dietrich, maire de Strasbourg, 1792". Paris, musée d'Orsay - © Roger-Viollet

Composée dans la nuit du 25 au 26 avril 1792, sous le titre de Chant de guerre pour l’armée du Rhin, La Marseillaise est entonnée pour la première fois par son auteur, Joseph Rouget de Lisle, officier du génie apprécié pour jouer du violon et tourner les rimes. Plusieurs versions diffèrent sur les circonstances de sa création : le soir même lors d’un dîner chez Dietrich, le maire de Strasbourg, le lendemain matin après une nuit de composition, ou encore chantée lors d’un repas de corps. L’histoire a conservé le récit immortalisé par Lamartine dans son Histoire des Girondins et le tableau d’Isidore Pils, peint en 1849, dans l’euphorie de la proclamation de la IIe République. La première édition de la partition est imprimée sans nom d’auteur, à Strasbourg, par Dannbach et dédiée au maréchal Luckner, ce qui permet de la dater au plus tard de mai 1792, puisqu’il sera par la suite nommé commandant de l’armée du Nord avant de finir sur l’échafaud en janvier 1794. Dietrich connaîtra le même sort et sera guillotiné en 1793. Opposé comme les autres à la destitution du roi, Rouget échappera à la peine capitale mais sera tout de même emprisonné d’août 1793 à juillet 1794.

 

L’hymne est d’abord diffusé en France par les clubs et les journaux. François Mireur, futur général, le fait connaître à Montpellier. Il est alors adopté par le bataillon des fédérés volontaires marseillais, appelé par la Convention pour participer à la journée du 10 août 1792 qui voit le renversement de la monarchie constitutionnelle et la Révolution basculer dans la Terreur. La chanson connaît alors un succès foudroyant. Les circonstances de son arrivée à Paris et son adoption par la population de la capitale lui donnent son titre de "La Marseillaise".

 

Gossec remédie à quelques faiblesses de la partition de Rouget et en fait la première harmonisation pour orchestre sous le titre L’Offrande à la liberté. Cette version est donnée en ouverture de tous les spectacles. Choisie par la Convention en 1793 comme hymne officiel, la Convention thermidorienne la décréta "chant national" le 14 juillet 1795 (26 messidor an III). La Marseillaise se diffuse rapidement à travers l’Europe. Elle est traduite en anglais et en allemand dès 1792, connue en Suède en 1793, introduite aux États-Unis en 1795.

 

Associée aux excès révolutionnaires, La Marseillaise est proscrite sous l’Empire au profit du Chant du départ et de Veillons au salut de l’Empire. Elle réapparaît pendant les Cent-Jours, mais est de nouveau interdite sous la Restauration. Puis elle est chantée pendant les Trois Glorieuses, en juillet 1830, et Berlioz en fait une magistrale orchestration avec chœurs, qu’il dédie d’ailleurs à Rouget de Lisle. Toutefois, La Marseillaise ne retrouve pas son statut d’hymne, pas plus sous la IIe République que sous le Second Empire. Sa résurgence dans les soubresauts populaires qui emportent les régimes au XIXe siècle confirme qu’elle est profondément ancrée dans les mémoires par des années d’interprétation et par le souvenir exaltant de la Révolution. La Marseillaise demeure un chant subversif qui est réservé aux quartiers populaires des grandes villes.

 

UNE PATERNITÉ CONTESTÉE

 

Bonaparte avait fait appel à Rouget pour créer un nouvel hymne, mais son Chant des combats donné le 3 janvier 1800 à l’Opéra-Comique fut un échec, comme Vive le roi composé pour le retour des Bourbons en 1815. Compositeur d’un seul air de génie, Rouget s’est vu contester la paternité de la mélodie de La Marseillaise, d’autant plus que les premières éditions ne comportent pas son nom. Certains y voient la signature de Pleyel, Holtzmann ou même Mozart... En 1863, le musicologue Fétis est assigné en justice pour en avoir attribué la composition à Navoigille, mais il se rétracte. En 1886, le chartiste Arthur Loth en retrouve le thème dans les Stances de la calomnie tirées de l’oratorio Esther, une partition antérieure à la Révolution, signée de Jean-Baptiste-Lucien Grisons, maître de chapelle de Saint-Omer de 1775 à 1787. L’affaire fait grand bruit, elle amène Constant Pierre à publier ses travaux sur les répertoires musicaux de la Révolution et Julien Tiersot son historique de l’hymne, tous deux défendant ainsi Rouget. Découverte plus récemment, une partition du violoniste virtuose

Giovanni Baptista Viotti, Thème et variations en do majeur, qui serait datée de 1781, donne aussi le thème de La Marseillaise. En fait, il n’existe pas de droit d’auteur à l’époque et les emprunts étaient fréquents : le débat est donc loin d’être clos.

 

UN HYMNE PERÇU COMME SUBVERSIF

 

Le Second Empire a voulu oublier La Marseillaise, l’autorisation de l’interpréter sur scène était systématiquement refusée, sauf à la déclaration de guerre en juillet 1870. Chant insurrectionnel, elle est reprise sous la Commune. Elle est chantée le 8 septembre 1877, lors des obsèques de Thiers. La même année, à la suite de son interprétation dans un théâtre nantais, des députés républicains tentent de rétablir son statut d’hymne. Le 30 juin 1878, M. Sellenick, le chef de la musique de la Garde républicaine, se voit infliger un blâme par le colonel commandant la Garde. Cette sanction exceptionnelle du chef de musique de l’orchestre de prestige de l’armée, et a fortiori du régime, se veut exemplaire pour le ministre de la Guerre, le général Borel. Il motive l’interdiction du chant en rappelant l’argument invoqué depuis la Restauration : "Sans parler de la signification politique qu’on pourrait lui prêter, ce qu’il importe d’éviter pour tout ce qui touche à l’armée, le chant de La Marseillaise, fait pour le temps de guerre, ne convient pas actuellement à l’armée, puisque nous sommes et que nous voulons rester en paix avec le monde entier". Cette affaire s’inscrit dans l’ultime période de la crise du 16 mai 1877 qui voit basculer le régime, d’institutions attendant la restauration de la monarchie à une république radicale qui va multiplier les gestes symboliques revendiquant son passé révolutionnaire. Certainement concertée avec l’autorité parisienne inaugurant un monument à la République, l’interprétation de Sellenick préfigure le retour en grâce du chant révolutionnaire. Cette affaire n’aura pas d’incidence sur sa carrière, puisqu’il sera élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur et que le ministre de la Guerre lui commandera un pas redoublé pour la fête du 14 juillet 1880. Il restera d’ailleurs en fonction jusqu’à la limite d’âge en 1884.

 

L’HYMNE NATIONAL DÉFINITIVEMENT ADOPTÉ

 

Le 14 février 1879, une proposition de loi est présentée par Gambetta, puis retirée. Six jours plus tard, sur proposition du général Gresley, ministre de la Guerre, le Parlement décrète La Marseillaise chant national officiel par confirmation du décret du 14 juillet 1795 (26 messidor an III). Une lettre du ministre de la Guerre du 24 février 1879 fait donc savoir que "l’hymne intitulé : Hymne des Marseillais sera exécuté dans toutes les circonstances où les musiques militaires sont appelées à jouer un air officiel". La lettre voudrait faire croire que ce chant n’a jamais cessé d’être l’hymne officiel, comme si les autres régimes n’avaient été que des parenthèses historiques : "Un décret-loi, en date du 26 messidor an III (14 juillet 1795), inséré au Bulletin des lois et qui n’a jamais été rapporté, porte que le morceau de musique intitulé : Hymne des Marseillais sera exécuté par les musiques militaires." En 1879, il est trop tôt pour une fête nationale, les républicains n’ayant pas encore arrêté de date définitive. La première fête nationale est donc celle du 14 juillet 1880, avec la remise des drapeaux à l’hippodrome de Longchamp, les défilés, les salves d’artillerie et les bals populaires. Depuis cette date, La Marseillaise est interprétée lors de toutes les cérémonies officielles.

 

UNE PARTITION OFFICIELLE

 

L’adoption d’un hymne officiel nécessite celle d’une partition de référence pour éviter les divergences d’exécution quand plusieurs musiques sont réunies. En 1845, l’adoption des instruments d’Adolphe Sax avait réglé les problèmes d’instrumentation et d’organisation. Il restait à se mettre d’accord sur la partition. L’harmonisation de Gossec ne convenait pas et celle de Berlioz était destinée avant tout à l’accompagnement d’un chœur et non pour être jouée seule. En 1886, le général Boulanger, alors ministre de la Guerre, lance un concours auprès des chefs de musique et constitue un jury des plus grands musiciens de l’époque. La version officielle pour orchestre est adoptée le 20 mai 1887. Une nouvelle partition est adoptée en 1912 pour pouvoir être exécutée avec des chœurs. Elle est modifiée dans la version de Pierre Dupont, officialisée en 1938 et toujours d’usage, sauf sous la présidence de Giscard d’Estaing qui avait demandé d’en ralentir le tempo.

 

DES HYMNES DANS TOUTE L’EUROPE

 

À partir de 1792, les idées révolutionnaires apportées par les armées françaises embrasent les peuples européens. Entre 1809 et 1813, les étudiants et les soldats des corps francs germaniques reprennent les compositions de leurs poètes (Arndt, Weber, Uhland...). L’Ode à la joie (Ode an die Freude) de Schiller est mis en musique par Beethoven. Ce thème musical, dernier mouvement de la 9e Symphonie, deviendra l’hymne européen en 1986. En Pologne, La Varsovienne de Sienkiewski et Kurpinsky est créée en 1831. En Belgique, l’insurrection de 1830 qui mène à son indépendance est déclenchée à l’opéra par les paroles de La Muette de Portici d’Auber. En Italie, c’est Verdi dont le nom même symbolise l’unité, Viva VERDI utilisé par les partisans de l’unité signifiant Viva Vittorio Emanuele Re d’Italia (Victor-Emmanuel étant le prétendant au trône italien). Die Wacht am Rhein (La Garde au Rhin), écrit en 1840 et mis en musique en 1854, fait office d’hymne national officieux des peuples germaniques pendant la guerre de 1870. La question nationale a aussi inspiré le poète August Heinrich Hoffmann von Fallersleben qui écrit en 1841, sur une partition de Haydn, Das Lied der Deutschen ou le Deutschlandlied, dont le 3e couplet est l’actuel hymne allemand. Le modèle est venu des Britanniques qui sont les premiers à créer des hymnes patriotiques. Dès le milieu du XVIIIe siècle, ils adoptent Rule Britannia (1740), God Save The King (1745, la mélodie est empruntée à une composition de Lully, ce qui est toujours contesté par les Britanniques) et Heart Of Oak (1759), l’hymne des marins de la Navy.

 

UN DIALOGUE ENTRE LES PEUPLES

 

Outre l’expression d’une identité collective par le chant, les hymnes nationaux sont aussi un moyen de s’adresser aux autres nations. En ce sens, ils établissent une sorte de dialogue entre les peuples, un concert des nations. La musique et donc la chanson agissent dans le temps long de la mémoire des peuples. On se souvient toute sa vie des chansons apprises dans l’enfance, comme de celles entendues pendant l’adolescence. Ainsi, marquent-elles d’empreintes indélébiles les générations successives. Ces musiques imprègnent la mémoire collective, l’influencent dans son évolution, forcément lente dans ce contexte. L’Europe a chanté d’une seule voix jusqu’à Luther. Non pas les chansons populaires mais le répertoire sacré. Sans forcément parler le latin, les populations le chantaient et en comprenaient le sens. En faisant de l’allemand une langue liturgique, Luther brisait l’unité du latin. Les hymnes nationaux peuvent alors s’interpréter comme une tentative d’instaurer un dialogue entre les peuples, entre les nations, à défaut de pouvoir retrouver l’unité perdue. Dans ces temps qui ne connaissent pas encore l’enregistrement ni les techniques de communication modernes que sont la radio, le cinéma ou la télévision, la chanson est un média essentiel.

 

UN LIEN COLLECTIF EN PERPÉTUEL DÉBAT

 

Un hymne national est perçu dans le pays qui l’a adopté comme un outil de cohésion, d’identification collective. Au-delà des paroles, de la mélodie et de son histoire, cette composition acquiert une signification propre permettant à tous de s’y reconnaître. Le changement de statut du chant devenu hymne national atténue sa signification subversive. Alors que La Marseillaise est utilisée depuis la Révolution comme un chant politique, les ouvriers vont lui préférer L’Internationale dont la musique est composée en 1888. Ce changement est aussi perçu à l’étranger. De février à novembre 1917, La Marseillaise fait office d’hymne national pour le gouvernement provisoire de la Russie avant que les bolcheviques ne la remplacent par L’Internationale. En France, le film que Renoir consacre à La Marseillaise, en 1938, contribue à réconcilier le chant avec les masses populaires, même si cette institutionnalisation continue de susciter des questions. De nos jours, on ne chante que le 1er couplet, le refrain et le 6e couplet, qui sont de Rouget, ainsi que le 7e dit "couplet des enfants" attribué à l’abbé Pessonneaux. Les autres ne sont quasiment jamais interprétés.

Les interrogations, critiques et contestations, pour légitimes qu’elles puissent l’être parfois, sont aussi des remises en cause du bien-fondé de son rôle et donc des liens collectifs qui unissent les individus d’une même nation. Malgré une histoire complexe, voilà donc plus de deux siècles que La Marseillaise vibre au rythme de l’histoire de France. S’il n’est pas à l’abri des polémiques et même parfois boudé, l’hymne continue d’être perçu comme un symbole d’union et demeure irrémédiablement associé à la République. Il retentit à chacune de ses célébrations : commémorations, cérémonies officielles, célébrations mémorielles, rencontres sportives internationales. La Marseillaise est protégée par le délit d’outrage depuis 2003 et doit être enseignée aux enfants des écoles depuis 2005.

 

AVEC LES FRANÇAIS DANS LEURS ÉPREUVES

 

L’institutionnalisation de l’hymne passe par son enseignement aux jeunes générations. En 1911, face aux tensions de plus en plus vives qui traversent l’Europe, le ministre français de l’instruction publique, Maurice-Louis Faure, rend obligatoire l’apprentissage de La Marseillaise à l’école.

 

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, elle s’impose comme le chant de "l’union sacrée", ultime rempart contre l’agression germanique. L’hymne est alors joué et chanté tant sur le front qu’à l’arrière, aux terrasses des cafés, aussi bien lors des cérémonies officielles que dans les spectacles. Symbole de cette ferveur, le 14 juillet 1915, les cendres de Rouget deLisle sont exhumées du cimetière de Choisy-le-Roi et déposées sous le Dôme des Invalides à Paris, à l’issue d’une cérémonie solennelle.

 

Elle reste l’hymne national sous le régime de Vichy et n’est pas vraiment concurrencée par Maréchal nous voilà qui n’a jamais été officialisé. Elle est aussi chantée par les soldats français en Angleterre, par les prisonniers des stalags comme par les résistants à l’occupant. La constitution de 1946, puis celle de 1958, mentionnent expressément que l’hymne national est La Marseillaise. En 1962, elle est chantée aussi bien par les partisans de l’Algérie française que par ceux du général de Gaulle, qui pouvait l’entonner dans ses discours avant qu’elle ne soit reprise par l’assistance. Le 30 mai 1968, les manifestants venus soutenir le Général sur les Champs-Élysées la reprennent en chœur.

 

Quant à ses interprétations, elles peuvent être appréciées comme celles de Jessye Norman lors du bicentenaire de la Révolution, le 14 juillet 1989 sur la place de la Concorde, ou de Mireille Mathieu, d’autres peuvent être mal comprises, comme la version reggae de Serge Gainsbourg en 1979, et son emploi lors de l’ouverture des matchs de football est souvent sujet à polémiques. Plus récemment, lors de l’hommage rendu par l’Assemblée nationale aux victimes des attentats du 7 janvier 2015, les députés l’ont reprise à l’unisson, symbolisant ainsi l’unité nationale face à la menace terroriste. Ce fut encore le cas lorsque le Parlement s’est réuni en Congrès à Versailles après l’attentat du 13 novembre 2015.

 

UNE SACRALISATION DU LIEN COLLECTIF

 

Expression des liens qui unissent un peuple, l’hymne national revêt une dimension sacrée. Son exécution impose de lui manifester le respect par la posture de ceux qui l’interprètent ou qui l’écoutent. On est censé se mettre debout et se découvrir. Ce n’est pas le chant en lui-même qui est sacré, mais ce qu’il représente pour la collectivité. Il est légalement acté dès les débuts de la Révolution quand La Marseillaise remplace le Te Deum traditionnel : "La Convention, au reçu de la nouvelle, avait décrété la célébration d’une fête civique : sur la proposition du ministre de la guerre Servan, il fut décidé qu’au lieu du Te Deum on y chanterait l’Hymne des Marseillais. La séance où cette consécration fut donnée au chant de Rouget de Lisle (28 septembre 1792) est la première où il fut fait mention dans l’Assemblée du futur chant national, et l’exécution qui suivit en fut la première audition officielle."

 

Dans la liturgie romaine, le Te Deum est chanté à l’occasion de services solennels d’action de grâce (victoires, fêtes nationales, naissances princières, rémission d’une maladie, saluts, processions, etc.) et dans toutes les circonstances où l’on veut remercier Dieu. Le remplacement de cette hymne par La Marseillaise pour fêter une victoire indique le transfert de sa fonction sacrée. Désormais, ce n’est plus Dieu qui est célébré par le peuple, c’est le peuple qui se célèbre lui-même comme maître de son propre destin.

Thierry Bouzard - Historien de la musique

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Personnalités évoquées

Lieux de mémoire à découvrir

En résumé

DATE : 25 avril 1792

LIEU : Strasbourg

ISSUE : composition de La Marseillaise

AUTEUR : Rouget de Lisle

Première partition de

Première partition de "La Marseillaise" de Claude Joseph Rouget de Lisle, 1792. BnF

© Roger-Viollet
Translation des cendres de Rouget de Lisle aux Invalides : le cortège, avenue des Champs-Élysées, Paris, 14 juillet 1915

Translation des cendres de Rouget de Lisle aux Invalides : le cortège, avenue des Champs-Élysées, Paris, 14 juillet 1915

© Wackernie / Excelsior - L'Équipe / Roger-Viollet
Gustave Doré (1832-1883).

Gustave Doré (1832-1883). "La Marseillaise", gravure allégorique, 1870. BnF

© Albert Harlingue / Roger-Viollet

Chronologie

La Marseillaise

Juillet 1789

14 juillet : prise de la Bastille.

Août 1789

26 août : déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen.

Juillet 1790

14 juillet : fête de la Fédération.

Avril 1792

20 avril : déclaration de guerre de la France à l'Autriche.

25 avril : composition à Strasbourg par Rouget de Lisle du Chant de guerre pour l'armée du Rhin.

Juillet 1792

11 juillet : "La patrie en danger", les armées autrichiennes et prussiennes aux frontières de la France.

23 juillet : adoption par les volontaires marseillais se rendant aux frontières du Chant de guerre de l'armée du Rhin, baptisé à cette occasion Chant des Marseillois par les Parisiens.

Août 1792

10 août : prise du palais des Tuileries et chute de la monarchie au chant de La Marseillaise.

Septembre 1792

20 septembre : victoire de Valmy.

21 septembre : abolition de la royauté, proclamation de la République.

30 septembre : création à l'Opéra de Paris de L'Offrande à la liberté de François-Joseph Gossec, première harmonisation pour orchestre de La Marseillaise.

Août 1793

Emprisonnement de Rouget de Lisle, opposé à la destitution du roi, jusqu'en juillet 1794.

Juillet 1794

14 juillet : composition par Étienne Nicolas Méhul et Marie-Joseph Chénier du Chant du départ.

Juillet 1795

14 juillet : adoption de La Marseillaise comme "chant national" par la Convention thermidorienne.

Juillet 1804

14 juillet : La Marseillaise remplacée par le Chant du départ.

Juillet 1830

Orchestration avec chœurs de La Marseillaise par Hector Berlioz.

Septembre 1830

Septembre-décembre : La liberté guidant le peuple, huile sur toile, Eugène Delacroix.

Juin 1836

26 juin : décès de Rouget de Lisle à Choisy-le-Roi.

Juillet 1836

29 juillet : inauguration de l'Arc de triomphe et du haut-relief Le départ des Volontaires de 1792, dit La Marseillaise réalisé par François Rude.

Juin 1849

15 juin : Rouget de Lisle chantant la Marseillaise pour la première fois en 1792, huile sur toile, Isidore Pils, présenté au Salon de l'Académie des Beaux-Arts.

Février 1879

Reprise de La Marseillaise comme hymne national.

Juillet 1880

6 juillet : la fête nationale française fixée au 14 juillet.

14 juillet : première fête nationale, avec remise des drapeaux, défilés, salves d’artillerie et bals populaires.

Mai 1887

20 mai : adoption de la version officielle pour orchestre de La Marseillaise.

Février 1911

25 février : l’apprentissage de La Marseillaise dans les écoles françaises rendu obligatoire par le ministre de l’Instruction publique.

Juillet 1915

14 juillet : transfert des cendres de Rouget de Lisle sous le Dôme des Invalides à Paris.

Février 1917

Février-novembre : La Marseillaise adoptée comme hymne national par le gouvernement provisoire de la Russie.

Février 1938

9 février : sortie du film La Marseillaise de Jean Renoir.

Juillet 1938

14 juillet : officialisation de la version de La Marseillaise de Pierre Dupont.

Octobre 1946

27 octobre : La Marseillaise explicitement mentionnée comme hymne national dans l’article 2 de la Constitution.

Octobre 1958

4 octobre : confirmation de La Marseillaise comme hymne national dans l’article 2 de la nouvelle Constitution.

Mars 2003

13 mars : La Marseillaise protégée du délit d'outrage par la loi.

Avril 2005

23 avril : loi rendant obligatoire l'apprentissage de La Marseillaise dans les écoles.

Galeries photos

Auguste Pinelli (1823-1878).
Auguste Pinelli (1823-1878). "Claude Joseph Rouget de Lisle rédigeant La Marseillaise", 1792. Paris, musée d'Orsay - © Roger-Viollet
Première partition de
Première partition de "La Marseillaise" de Claude Joseph Rouget de Lisle, 1792. BnF - © Roger-Viollet
"La Marseillaise", partition éditée en 1881, dessin de Falguière. BnF - © Roger-Viollet
François Rude (1784-1855).
François Rude (1784-1855). "Départ des volontaires de 1792" ou "La Marseillaise". Haut-relief sur pierre, 1833-1836, Arc de Triomphe, Paris - © Iberfoto / Photoaisa / Roger-Viollet
"La Marseillaise", dessin de Falguière. BnF - © Roger-Viollet
"La Marseillaise" - © SGA/COM
"La liberté guidant le peuple", Eugène Delacroix (détail). Huile sur toile, 1830, Paris. Musée du Louvre - © Imagno / Roger-Viollet
Auguste Pinelli (1823-1878). Première partition de François Rude (1784-1855).

"La Marseillaise, chant de guerre, chant de liberté"

L’année de La Marseillaise s’achève, le 2 décembre 2016, par un colloque au ministère de la défense. Cette manifestation scientifique, qui regroupe des chercheurs français et étrangers, est l’occasion de se pencher, tant d’un point de vue historique que musicologique, sur la longue histoire des significations et des appropriations de l’hymne national, sur sa diffusion à travers le monde et sa destinée internationale.

Affiche du colloque
Affiche du colloque - © SGA/COM 2016

Composée en avril 1792, à la suite de la déclaration de guerre à l’Autriche, La Marseillaise fut d’abord un chant de mobilisation. Elle appelait au combat les bataillons de volontaires levés depuis 1791. En ces temps de révolution, la guerre ne relevait plus de la seule volonté du roi. Elle engageait la nation toute entière et s’affirmait comme un fait politique majeur. Ainsi s’imposait une nouvelle fonction du chant militaire, qui n’avait plus seulement pour fonction d’exalter la fureur guerrière, mais également de souder un corps politique dans l’élan volontaire.

 

Initialement conçue comme un "chant de guerre pour l’armée du Rhin", La Marseillaise se présentait également comme un appel à la lutte contre la tyrannie. Adoptée par les volontaires venus de Marseille pour rejoindre les armées des frontières, elle accompagna la chute de la monarchie au cours du mois d’août 1792.

 

Avant même la proclamation de la République, le chant des volontaires marquait l’affirmation du peuple souverain et la défense de la Révolution par les citoyens en armes, qui s’appropriaient ainsi la chose publique. La guerre permit de réaliser, dans les faits, l’idée républicaine, avant même son accomplissement institutionnel. C’est d’ailleurs au lendemain de la bataille de Valmy que la République fut proclamée, le 21 septembre 1792. En 1795, la Convention institua ce lien en adoptant La Marseillaise, cet hymne guerrier, comme "chant national". Né sous la monarchie et écrit par un officier, qui n’était pas acquis aux idées républicaines, ce chant était devenu un symbole de la République.

 

Cette première phase de l’histoire de La Marseillaise en exprimait le caractère essentiel, c’est à dire cette faculté de dire et suggérer bien plus qu’un simple appel au combat. La Marseillaise inaugurait ainsi la longue histoire de ses appropriations, que ce colloque aura pour ambition de retracer selon trois axes principaux.

 

LE SUCCÈS INTERNATIONAL D’UN CHANT NATIONAL

 

Abandonnée par le Premier Empire, puis par les régimes successifs du XIXe siècle, La Marseillaise redevint hymne national le 14 février 1879, au moment où la République se consolidait et affirmait sa filiation avec la Révolution française, dans laquelle elle puisait également son héritage symbolique : après l’adoption de La Marseillaise, la fête nationale fut fixée au 14 juillet par la loi du 6 juillet 1880. Cette cristallisation officielle des symboles de la République ne mit pas fin - bien au contraire ! - aux appropriations, aux détournements et aux controverses. La Marseillaise poursuivit ainsi son histoire de patrimoine vivant, sans cesse réinventé.

 

Intimement lié à l’histoire de la République, l’hymne prit une valeur d’exaltation patriotique, au moment du tournant nationaliste de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, puis au cours de la Première Guerre mondiale. Certains l’opposèrent à L’Internationale alors que d’autres, comme Jaurès, affirmaient leur fidélité aux deux chants, rappelant qu’à ses origines, l’hymne socialiste se chantait sur l’air de La Marseillaise, soulignant ainsi une profonde et riche ambivalence.

 

Le chant national, du reste, connut une prodigieuse fortune internationale, en devenant l’emblème de plusieurs mouvements révolutionnaires et même l’hymne de la révolution russe en 1917. L’appel à la lutte contre la tyrannie pouvait, en effet, se prêter à toutes les revendications d’émancipation sociale ou politique.

 

ENTRE HISTOIRE OFFICIELLE ET DÉTOURNEMENT

 

Internationale et profondément ancrée dans l’histoire nationale, La Marseillaise évoque des principes à valeur universelle, en même temps que l’histoire et l’identité singulières de la France. Symbole de la République, elle est également devenue un emblème de notre pays souvent convoqué avec familiarité. Ainsi s’explique la facilité et la fréquence avec laquelle cet hymne s’est diffusé dans la chanson populaire mondiale. Il suffit, en effet, d’en jouer quelques notes pour le reconnaître et évoquer immédiatement un parfum de France, comme le montre, par exemple, All you need is love, la célèbre chanson des Beatles.

 

L’hymne solennel réservé aux célébrations officielles devient ainsi un air familier joué, chanté et, parfois, détourné dans d’innombrables occasions.

 

Les appropriations irrévérencieuses et parfois provocatrices témoignent, à leur façon, de la vitalité de cet hymne chanté, sans cérémonie, dans les stades. Par un paradoxe, qui n’est en réalité qu’apparent, La Marseillaise a été investie d’une sacralité familière. L’histoire de ses appropriations, même critiques ou transgressives, marque finalement une forme d’attachement à ce patrimoine et à la volonté de le faire sien, quitte à le transformer. Le débat récurrent sur la modification des paroles jugées trop belliqueuses en est une illustration. La rhétorique du "sang impur", par exemple, a pu susciter certaines critiques ou prises de distance, qui visaient, paradoxalement, à transformer La Marseillaise pour la rendre plus fidèle à elle-même et à son statut idéalisé de chant de liberté.

 

UN PATRIMOINE COMMUN

 

La clé de cette plasticité réside sans doute dans le contenu même de ce chant profondément ambivalent. Hymne guerrier, qui appelle au combat, il ne saurait être réduit à l’affirmation brutale d’une pulsion agressive. L’appel à la mort des tyrans invite également les Français à se comporter en "guerriers magnanimes" dans le cinquième couplet. Mais au-delà de son ambivalence, La Marseillaise joue sur le registre de l’émotion, qui relativise l’instabilité du sens. Elle est, avant tout, une déclaration d’ "amour sacré" pour la patrie et pour la "liberté chérie". Scandée par un rythme irrégulier, la forme musicale fut, évidemment, le vecteur privilégié de cet élan passionnel. Elle fut, elle aussi, l’objet de plusieurs interprétations, qui ont néanmoins permis la cristallisation d’un socle commun particulièrement suggestif et adapté au contenu des paroles.

 

La Marseillaise se présente ainsi comme un formidable objet d’étude, qui offre aux historiens et aux musicologues l’exemple d’une œuvre vivante, sans cesse réinterprétée. Sa vitalité témoigne également de la vigueur des principes dans lesquels la nation se reconnaît.

Hervé Drévillon - Professeur d’histoire, directeur de l’Institut des études sur la guerre et la paix, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de la recherche au Service historique de la défense

Pour en savoir plus

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Le dossier

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Musée de la Résistance du Mont-Mouchet

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Ce musée retrace, au travers de l’histoire de deux jeunes maquisards, les combats qui se déroulèrent en Margeride et en Auvergne à la veille de la Libération, au printemps 1944.

Tout au long du parcours scénographique, objets authentiques, documents, photos et vidéo (30 mn) plongent le visiteur dans la réalité des faits.

Véritable livre ouvert, sa nouvelle scénographie conduit les élèves à appréhender les évèments de la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement les temps forts de la Résistance en Auvergne.

 

Source : musée de la Résistance du Mont-Mouchet

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