Opération Serval

Opération Barkhane

Opération Chammal

La France au Liban

Daguet, l’opération qui a transformé l’armée

Un film présentant les Compagnons de la Libération et contextualisant l'engagement d'Hubert Germain

Le général de Gaulle crée l'Ordre de la Libération en novembre 1940, à Brazzaville. Cette décision, qui intervient quelques mois après l'appel du 18 juin, peut sembler étonnante compte-tenu des préoccupations du moment. Mais le chef des Français libres, qui a compris que la guerre serait longue, souhaite trouver un symbole fort permettant d'encourager et de récompenser ceux qui se montreraient particulièrement méritants dans les combats contre l'occupant nazi. Ce n'est d'ailleurs pas une simple décoration - la croix de la Libération - qui est alors créée mais un ordre sans hiérarchie dont les membres portent le titre de compagnons de la Libération.

Un peu plus de mille croix de la Libération sont attribuées, selon des critères très stricts. En janvier 1946, l'ordre est forclos et les compagnons de la Libération forment dès lors un groupe immuable représentant à jamais la Résistance 1940-1945.
 

Le film
 

Video-Compagnons-de-la-Liberation

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Bibliographie / Ressources

Bibliographie / Ressources

 

1 Les enjeux

 

Naissance et évolution d'une politique mémorielle

 

En France

BOURSIER Jean-Yves (dir.), Musées de guerre et mémoriaux : politiques de la mémoire, Paris, Maison des sciences de l’homme, 2005, 257 pages.

CASTAGNEZ Noëlle et ALLORANT Pierre (dir.), Mémoire des guerres, Le Centre-Val de Loire de Jeanne d’Arc à Jean Zay, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, 350 pages.

DALISSON Rémi, Les guerres et la mémoire, Paris, CNRS éditions, 2013, 334 pages.

DALISSON Rémi, Célébrer la Nation. Histoire des fêtes nationales en France, Paris, Nouveau Monde, 2009, 400 pages.

MARTIN Philippe et SIMIZ Stefano (dir.), L’empreinte de la guerre, Actes du colloque de Nancy, Lavauzelle, 2006, 560 pages.

MICHEL Johann, Gouverner les mémoires. Les politiques mémorielles en France, Paris, Presses universitaires de France, 2010, 224 pages.

LEDOUX Sébastien, "Les politiques mémorielles en France depuis les années 1990", Les Cahiers français, mars 2023.

WIEWIORKA Olivier, La mémoire désunie. Le souvenir politique des années sombres, de la Libération à nos jours, Paris, Seuil, 2010, 320 pages.

 

En Allemagne

CAMARADE Hélène, "Le mémorial des Stolpersteine. Histoire, enjeux et phénomènes d’appropriation à l’ère de l’essoufflement de la commémoration", dans Allemagne d'aujourd'hui, vol. 225, no. 3, 2018, pages 69-86.

ECHTERNKAMP Jörg, "Une culture militaire du souvenir en pleine évolution. La tradition et le souvenir des soldats morts comme mesure de l’intégration de l’armée dans la société", dans Allemagne d'aujourd'hui, vol. 235, no. 1, 2021, pages 234-247.

FISCHER Fritz (trad. Geneviève MIGEON et Henri THIES), Les buts de guerre de l’Allemagne impériale (1914-1918), Paris, Éditions de Trévise, 1970, 653 pages.

FROST KENNAN George, The Decline of Bismarck’s European Order. Franco-Russian Relations, 1875-1890, Princeton, Princeton University Press, 1979, 466 pages.

GEORGET Jean-Louis et al. « Introduction », "La Bundeswehr entre géopolitique et débats de société", dans Allemagne d'aujourd'hui, vol. 235, no. 1, 2021, pages 3-8.

GRUNENBERG Nina, Die Wundertäter. Netzwerke der deutschen Wirtschaft 1942 bis 1966, München, Siedler Verlag, 2007, 318 seiten.

HARTOG François, Régimes d'historicité. Présentisme et expériences du temps, Paris, Le Seuil, 2003, 272 pages.

HETTLING Manfred, "Militärisches Ehrenmal oder politisches Denkmal ? Repräsentationen des toten Soldaten in der Bundesrepublik", im Herfried Münkler u. Jens Hacke (éds.), Wege zur Bundesrepublik. Politische Mythen, kollektive Selbstbilder, gesellschaftliche Identitätspräsentation, Francfort-sur-le-Main, Campus, 2009, seiten 131-152.

THAMER Hans-Ulrich, "Eine Ausstellung und ihre Folgen. Impulse der Wehrmachtsausstellung“ für die historische Forschung", im Ulrich Bielefeld, Heinz Bude, Bernd Greiner, (éds.): Gesellschaft – Gewalt – Vertrauen. Jan Philipp Reemtsma zum 60. Geburtstag. Hambourg, Hamburger Edition, 2012, seiten 489-503.

ZUNINO Bérénice, Die Mobilmachung der Kinder im Ersten Weltkrieg. Kriegskultur und illustrierte Kriegskinderliteratur im Deutschen Kaiserreich (1911-1918), Berlin, Peter Lang, 2019, 322 seiten.

Discours commémoratif de Richard von Weizäcker, président de la République fédérale, le 8 mai 1985, où il énuméra les différents groupes de victimes, militaires et civiles : https://www.bundespraesident.de/SharedDocs/Down

 

Un enjeu spécifique franco-allemand : l’Alsace-Moselle

 

GRANDHOMME Jean-Noël (dir.), "Exposer la guerre dans une région de l’entre-deux. Cent-cinquante ans de conflit franco-allemand (1792-1945) dans les musées d’Alsace-Moselle", dans Annales de l’Est, no. 2, 2016, pages 1-214.

GRANDHOMME Jean-Noël et GRANDHOMME Francis, Les Alsaciens-Lorrains dans la Grande Guerre, Strasbourg, La Nuée bleue, 2013, 512 pages.

KIDD William, Les Monuments aux morts mosellans, Metz, Éditions Serpenoise, 1999, 171 pages.

JALABERT Laurence, MARCOWITZ Reiner et WEINRICH Arndt, La longue mémoire de la Grande Guerre. Regards croisés franco-allemands de 1918 à nos jours, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2017, 236 pages.

RAPHAËL Freddy et HERBERICH-MARX Geneviève, Mémoire de pierre, mémoire de papier. La mise en scène du passé en Alsace, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2002, 256 pages.

ROTH François, Alsace-Lorraine. Histoire d’un "Pays perdu" de 1870 à nos jours, Nancy, Éditions Place Stanislas, 2010, 200 pages.

SCHNITZLER Bernadette, HAEGEL Olivier et GRANDHOMME Jean-Noël, Mourir pour la Patrie ? Les monuments aux morts d’Alsace-Moselle, Lieux Dits – Région Grand Est, Lyon-Strasbourg, 2016, 112 pages.

 

2 Les mémoires

 

La mémoire de la Grande Guerre

 

BECKER Annette, "Der Kult der Erinnerung nach dem Großen Krieg", in Reinhart Koselleck und Michael Jeismann (Hg.), Der politische Totenkult. Kriegerdenkmäler in der Moderne, München, 1994, seiten 315-324.

BEHRENBECK Sabine, Der Kult um die toten Helden. Nationalsozialistische Mythen, Riten und Symbole 1923 bis 1945, Vierow, SH-Verlag, 1996, 688 seiten.

DAVID Franck, Comprendre le monument aux morts. Lieu du souvenir, lieu de mémoire, lieu d´histoire, Talmont Saint Hilaire, Éditions Codex, 2013, 130 pages.

JEISMANN Michael und WESTHEIDER Rolf, "Bürger und Soldaten. Deutsche und französische Kriegerdenkmäler zum Ersten Weltkrieg", im Gewalt, Kriegstod, Erinnerung. Die unausweichliche Wiederkehr des Verdrängten, Hamburg, 1988 (Geschichtswerkstatt Heft 16), seiten 6-15.

KAISER Alexandra, Von Helden und Opfern. Eine Geschichte des Volkstrauertags, Frankfurt am Main, Campus Verlag, 2010, 462 seiten.

KOSELLECK Reinhart, "Kriegerdenkmale als Identitätsstiftungen der Überlebenden", im Odo Marquard und Karlheinz Stierle (Hg.), Identität, München, 1979, seiten 255-276.

KRUMEICH Gerd, "denkmäler zwischen mahnmal und schandmal", im Clemens von Looz-Corswarem/Jörg Engelbrecht (Hg.), Krieg und Frieden in Düsseldorf. Sichtbare Zeichen der Vergangenheit, Düsseldorf, 2004, seiten 219-238.

KRUMEICH Gerd, Entretien "De chaque côté du Rhin" avec Antoine Prost, dans Géo Histoire, no. 13, février-mars 2016, pages 24-27.

LÖFFELBEIN Nils, Ehrenbürger der Nation. Die Kriegsbeschädigten des Ersten Weltkriegs in Politik und Propaganda des Nationalsozialismus, Essen, Klartext Verlag, 2013, 494 seiten.

OFFENSTADT Nicolas, 14-18 Aujourd’hui, La Grande Guerre dans la France contemporaine, Paris, Odile Jacob (Éditions), 2010, 200 pages.

PROST Antoine, "Les Monuments aux Morts. Culte républicain ? Culte civique ? Culte patriotique ?", dans Pierre Nora (dir.), Les Lieux de Mémoire, Tome 1, Paris, Gallimard, 1984, pages 195-225.

PROST Antoine, Les Anciens combattants et la Société française 1914-1939, Tome 3 Mentalités et idéologies, Paris, Presses de la fondation nationale des sciences politiques, 1977, 268 pages.

SAEHRENDT Christian, Der Stellungskrieg der Denkmäler. Kriegerdenkmäler im Berlin der Zwischenkriegszeit (1919 – 1939), Bonn, Dietz Verlag, 2004, 205 seiten.

THAMER Hans-Ulrich, "Von der Monumentalisierung zur Verdrängung der Geschichte. Nationalsozialistische Denkmalspolitik und die Entnazifizierung von Denkmälern nach 1945", im Winfried Speitkamp (Hg.), Denkmalsturz. Zur Konfliktgeschichte politischer Symbolik, Göttingen, 1997, seiten 109-136.

WERTH German, Verdun. Die Schlacht und der Mythos, Bergisch Gladbach, Lübbe, 1979, 416 seiten.

WINTER Jay et PROST Antoine, Penser la Grande Guerre, Paris, Seuil, 2004, 340 pages.

 

Une mémoire obsessionnelle de la seconde guerre mondiale ?

 

En Allemagne

ECHTERNKAMP Jörg, Hamburger Institut für Sozialforschung (dir.), "Verbrechen der Wehrmacht. Dimensionen des Vernichtungskrieges 1941 – 1944", Ausstellungskatalog (3e éd.), Hambourg, 2021, 749 seiten.

ECHTERNKAMP Jörg, Postwar Soldiers. Historical Controversies and West-German Democratization, 1945-1955, New-York, Berghahn Books, 2020, 570 pages.

ECHTERNKAMP Jörg, "Défaites victorieuses? Donner sens à l'effondrement du IIIe Reich en Allemagne, de la Seconde Guerre mondiale à la chute du Mur", dans Corine Defrance, Catherine Horel, François-Xavier Nérard (dir.), Vaincus ! Histoires de défaites. Europe, XIX-XXe siècles, Paris, Nouveau Monde éditions, 2016, pages 149-168.

 

La place des femmes dans la mémoire nationale française

 

BEAUVALET Scarlett, DUPRAT Annie, LE BRAS-CHOPARD Armelle, SINEAU Mariette et THÉBAUD Françoise, Femmes et République, Paris, La Documentation française, 2021, 264 pages.

DERMENJIAN Geneviève, JAMI Irène, ROUQUIER Annie et THÉBAUD Françoise (dir.), La place des femmes dans l’histoire. Une histoire mixte, Paris, Belin, 2010, 416 pages.

THÉBAUD Françoise, Écrire l’histoire des femmes et du genre, Lyon, ENS Éditions, 2007, 313 pages.

France Mémoire : https://www.institutdefrance.fr/commemorations-nationales/

HF Île-de-France : http://hf-idf.org/le-matrimoine/

 

La mémoire des colonisations et décolonisations

 

AUS POLITIK UND ZEITGESCHICHTE (APUZ 40-42/2019) in Deutsche Kolonialgeschichte. Mise au point récente sur la question par des spécialistes pour la Bundeszentrale für politische Bildung, consultable en ligne et téléchargeable gratuitement : https://www.bpb.de/shop/zeitschriften/apuz/297608/deutsche-kolonialgeschichte

BECHHAUS-GERST Marianne und ZELLER joachim, Deutschland postkolonial ? Die Gegenwart der imperialen Vergangenheit, Berlin, Metropol-Verlag, 2018, 579 seiten.

BOMMARIUS christian, Rudolf Manga Bell. Un bon allemand, Paris, Présence Africaine, 2021, 192 pages.

COCK (de) Laurence, Dans la classe de l’homme blanc ; l’enseignement du fait colonial en France des années 1980 à nos jours, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2018, 320 pages.

CONRAD Sebastien, Deutsche Kolonialgeschichte (3. Auflage, Originalausgabe). Verlag C.H. Beck, 2016, 128 seiten.

DEUTSCHES HISTORISCHES MUSEUM, Deutscher Kolonialismus : Fragmente seiner Geschichte und Gegenwart, Berlin, Theiss Verlag, 2016, 336 seiten.

GEMEAUX (de) Christine, "Le Reich et l’Allemagne à l’âge des empires coloniaux et de l’impérialisme européen (1871-1919)", dans Amaury Lorin et Christelle Taraud, Nouvelle histoire des colonisations européennes (XIXe-XXe siècles) : Sociétés, cultures, politiques, Paris, Presses universitaires de France, 2013, 244 pages.

IKELLÉ-MATIBA Jean, Cette Afrique-là !, Paris, Présence Africaine, 1963 (rééd. 1997), 249 pages.

JENNI Alexis, L’art français de la guerre, Paris, Gallimard, 2011, 640 pages.

KRACHT Christian, Imperium, Kiepenheuer & Witsch, 2012, 256 pages.

STORA Benjamin, NORA Pierre et LACROIX Alexis, Mémoires coloniales, Montrouge, Bayard Culture, 2021, 96 pages.

SUREMAIN (de) Marie-Albane, DULUCQ Sophie et LAMBERT David, Enseigner les colonisations et les décolonisations, Canopé éditions, 2016, 277 pages.

TERKESSIDIS Mark, Wessen Erinnerung zählt ? Koloniale Vergangenheit und Rassismus heute, Hamburg, Hoffmann und Campe, 2019, 224 seiten.

TIMM Uwe, Morenga, München, dtv, 1978, 445 pages.

ZIMMERER Jürgen und BECHHAUS-GERST, Kein Platz an der Sonne : Erinnerungsorte der deutschen Kolonialgeschichte, Frankfurt am Main, Campus Verlag, 2013, 524 seiten.

 

La mémoire des opérations extérieures

 

En Allemagne

BERNAU Nikolaus, "Erinnerung: Jungs Firmendenkmal", in Berliner Zeitung, 1er août 2007, seiten 25.

BIEHL Heiko, "Zwischen Bündnistreue und militärischer Zurückhaltung. Die strategische Kultur der Bundesrepublik", im Werkner Ines-Jacqueline und Haspel Michael (dir.), Bündnissolidarität und ihre friedensethischen Kontroversen, Wiesbaden, Springer VS, 2019, seiten 37-58.

FELDMANN Klaus, Tod und Gesellschaft. Sozialwissenschaftliche. Thanatologie im Überblick, Wiesbaden, Verlag für Sozialwissenschaften, 2004, 284 seiten.

HELMECKE Chris, "Gefallen und verwundet im Kampf. Deutsche Soldaten im Karfreitagsgefecht", im Militärgeschichte. Zeitschrift für politische Bildung, no. 2, 2010, 284 seiten.

HETTLING Manfred und ECHTERNKAMP Jörg (dir.), Bedingt erinnerungsbereit. Soldatengedenken in der Bundesrepublik, Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht, 2008, 176 seiten.

JESSEN Jens, "Soldatenleben. Ehrenmal der Bundeswehr", im Die ZEIT, 10 septembre 2009, seiten 47.

KÖHLER, HORST (2005) : Einsatz für Freiheit und Sicherheit. Rede von Bundespräsident Horst Köhler bei der Kommandeurtagung der Bundeswehr am 10. Oktober 2005 in Bonn http://www.bundespraesident.de/SharedDocs/Reden/DE/Horst-Koehler/Reden/2005/10/20051010_Rede_Anlage.pdf?__blob=publicationFile&v=2

LEONHARD Nina, "Towards a new German military identity ? Change and continuity of military representations of self and other(s) in Germany", in Critical Military Studies, vol. 5, no. 4, 2019, pages 304-321.

LEONHARD Nina, "Les relations civils-militaires en Allemagne entre "posthéroïsme" et poids du passé : le monument aux morts de la Bundeswehr", dans Année sociologique, vol. 62, no. 2, 2011, pages 431-451.

MANNITZ Sabine, "Zwischen Ehrenmal und Friedwald : Offene Fragen des militärischen Totengedenkens in Deutschland", im HSFK-Standpunkte, no. 8, Frankfurt/Main, Hessische Stiftung Friedens- und Konfliktforschung, 2014, seiten 9.

MÜNKLER Herfried und FISCHER Karsten, "Nothing to die or kill for…" – berlegungen zu einer politischen Theorie des Opfers », im Leviathan, vol. 28, no. 3, 2000, seiten 343-362.

SEIFFERT Anja, "Generation Einsatz", im Politik und Zeitgeschichte, vol. 63, no. 44, 2013, seiten 11-16.

TOMFORDE Maren, "Neue Militärkultur(en). Wie verändert sich die Bundeswehr durch die Auslandseinsätze", im Maja Apelt (dir.), Forschungsthema Militär, Wiesbaden, VS Verlag für Sozialwissenschaften, 2010, seiten 193-219.
Traditionserlass (2018) : Die Tradition der Bundeswehr. Richtlinien zum Traditionsverständnis und zur Traditionspflege. Berlin : Bundesministerium der Verteidigung (BMVg) https://www.bmvg.de/de/aktuelles/der-neuetraditionserlass-23232

 

3 Les pratiques

 

Enseigner et transmettre la Grande Guerre à la jeunesse

 

BENDICK Rainer, "Enseigner la Grande Guerre en France et en Allemagne : Le différend franco-allemand sur la guerre a disparu – les malentendus persistent.", dans La Grande Guerre des manuels scolaires, Actes du colloque de Montpellier, 5 et 6 décembre 2014. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01243677 (en ligne depuis 2015).

BENDICK Rainer, "Les répercussions actuelles de l’enseignement de la Première Guerre mondiale en Allemagne de 1900 à 1945.", dans Rémy Cazals et Caroline Barrera (dir.), Enseigner la Grande Guerre. Actes du colloque Abbaye-Ecole de Sorèze, Portet-sur-Garonne, 2018, pages 18-25.

BENDICK Rainer, "Les sépultures militaires comme lieux d’apprentissage : du deuil individuel à la mise en garde contre l’aveuglement patriotique et nationaliste.", dans Michèle Verdelhan Bourgade et Sylvie Desachy (dir.), 1918 : tourner la page ?, Montpellier, 2021.

LAFON Alexandre, "Changer le paradigme commémoratif en direction des plus jeunes : la voie internationale suivie par les commémorations du centenaire de la Grande Guerre", dans L’espace politique, numéro spécial "Commémorer dans un monde global : géopolitique de la commémoration" (à paraître – 2021).

LAFON Alexandre, Le centenaire à l’École. Un laboratoire pédagogique, Mission du centenaire/Réseau Canopé, 2019, 176 pages.

LAFON Alexandre, La France de la Première Guerre mondiale, Paris, Armand Colin, 2016, 192 pages.

 

4 de la mémoire à la réconciliation

 

Une histoire de la réconciliation franco-allemande

 

BEYER Henry, Robert Schuman. L’Europe par la réconciliation franco-allemande, Lausanne, Fondation Jean Monnet pour l’Europe & Centre de recherches européennes de Lausanne, 1986, 271 pages.

Cahiers d’Histoire, "La réconciliation franco-allemande. Les outils de la mémoire" (dossier), n° 100, janvier-mars 2007.

COLIN Nicole et DEMESMAY Claire (dir.), Franco-German Relations Seen from Abroad. Post-war Reconciliation in International Perspectives, Cham, Springer, 2021, 241 pages.

DEFRANCE Corine et PFEIL Ulrich (dir.), Le traité de l’Élysée et les relations franco-allemandes. 1945-1963-2003, Paris, CNRS Histoire, 2005, 272 pages.

FUHRER Armin, HASS Norman, Eine Freundschaft für Europa: Der lange Weg zum Élysée-Vertrag, München, Olzog, 2013, 320 seiten.

GUEREND Jean-Pierre, L’Abbé Franz Stock. Précurseur de la réconciliation franco-allemande et de l’unité de l’Europe, Paris, Éditons Le Livre Ouvert, 2008, 64 pages.

JALABERT Laurence, MARCOWITZ Reiner et WEINRICH Arndt, La longue mémoire de la Grande Guerre. Regards croisés franco-allemands de 1918 à nos jours, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2017, 236 pages.

JULIEN Élise, Paris Berlin. La mémoire de la guerre, 1914-1933, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, 410 pages.

MARTENS Stephan, L’urgence européenne. Éloge de l’engagement franco-allemand, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, 2021, 128 pages.

MARTENS Stephan (dir.), La France, l’Allemagne et la Seconde Guerre mondiale. Quelles mémoires ?, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, 2007, 289 pages.

MIARD-DELACROIX Hélène et WIRSCHING Andreas, Ennemis héréditaires ? Un dialogue franco-allemand, Paris, Fayard, 2020, 216 pages.

ROVAN Joseph, "L’Allemagne de demain sera la mesure de nos mérites", dans Esprit, octobre 1945, p. 529-540.

WEINREICH Thomas, "Deutsch-französische Erbfeindschaft » und « deutsch-französische Freundschaft", im Von tief wurzelnden Konflikten hin zu freundschaftlicher Nähe, München, GRIN, 2019.

 

Les commémorations partagées de la Seconde Guerre mondiale

 

BAUERKÄMPER Arnd, "La mémoire du national-socialisme en Allemagne. L’exemple de Berlin", Allemagne d’aujourd’hui, 2017/3 n° 221, pages 180 à 192.

ROSOUX Valérie, "La réconciliation franco-allemande : crédibilité et exemplarité d’un "couple à toute épreuve" ?", Les cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique (100), p. 23-26.

WAHL Alfred, La seconde histoire du nazisme dans l’Allemagne fédérale depuis 1945, Paris, Armand Colin, 2006.

 

Des "passeurs de mémoire » européens"

 

BUNDESZENTRALE FÜR POLITISCHE BILDUNG ET AUTRES (Éditeur) : Wegweiser zur Erinnerung. Informatio-nen für Jugendprojekte in Gedenkstätten der NS-Verfolgung in Deutschland, Polen und Tschechien, Bonn 2013. Téléchargement partiel (DE) : https://www.bpb.de/shop/buecher/schriftenreihe/153945/wegweiser-zur-erinnerung

CULLIN Michel, "Das Unbegreifliche begreifen und vermitteln. Zur Erinnerungsarbeit im Deutsch-Französischen Jugendwerk", im Claudia Lenz, Jens Schmidt et Oliver (von) Wrochem, Europäische Perspektiven auf die NS-Vergangenheit, Hambourg, Erinnerungskulturen im Dialog, 2002, seiten 61-66.

DELORI Mathias, La réconciliation franco-allemande par la jeunesse (1875-2015). La généalogie, l’événement, l’histoire, Bruxelles, Peter Lang, 2016, 280 pages.

Deutsch-Französisches Jugendwerk (éditeur) : L’histoire et la mémoire dans les rencontres internationales de jeunes. Vademecum pédagogique, 2015. Téléchargement (FR) : https://www.ofaj.org/resources/flipbooks/l-histoire-et-la-memoire-dans-les-rencontres-internationales-de-jeunes/2/index.html

EBERLE Annette, "Zur Integration von historischer Bildung und Menschenrechts- und Demo-kratielernen", im Paul Ciupke, Guido Hitze, Alfons Kenkmann, Astrid Wolters, Gedenkstättenarbeit und Erinnerungskultur. Ein deutsch-polnischer Aus-tausch, Essen, Wysok Wiesław, 2014, seiten 295-304.

GARDNER FELDMAN Lily, Germany's foreign policy of reconciliation. From enmity to amity, New York, Lanham Boulder, 2012, 412 pages.

GARDNER FELDMAN Lily, "Germany's Reconciliation with France, Israel, Poland and the Czech Republic" », in Die Friedens-Warte 4, 1999, pages 477-490.

OLBERDING Julie Cencula and OLBERDING Douglas J., ""Ripple Effects" in Youth Peacebuilding and Exchange Programs: Measuring Impacts Beyond Direct Participants" in International Studies Perspectives 1, Oxford University Press, 2010, pages 75–91.

SUSZKIEWICZ Katarzyna, "Museums 'In Situ' as Places of Reconciliation. Youth Meetings and Educational Activities at Former Concentration and Death Camps", in Politeja 1, 2018, pages 145–166.

VOLKSBUND DEUTSCHE KRIEGSGRÄBERFÜRSORGE E.V. (Éditeur) : Sprechen über Geschichte und Erin-nerung. Erster und Zweiter Weltkrieg / Parler de l'histoire et de la mémoire. Première et Deuxième Guerre mondiale, Kassel 2016. Téléchargement (FR+DE) : https://www.volksbund.de/aktuell/mediathek/detail/publikation-sprechen-ueber-geschichte-und-erinnerung-erster-und-zweiter-weltkrieg

De la mémoire à la réconciliation

De la mémoire à la réconciliation

Links: Konrad Adenauer und General de Gaulle gedenken des Großen Krieges in Reims, 8. Juli 1962. © ullstein - Schirner X/Roger-Viollet. Rechts: Der französische Veteran Léon Gautier und der deutsche Veteran Johannes Borner umarmen sich zum Zeichen der Versöhnung anlässlich des 70. Jahrestags der Landung in der Normandie, 6. Juni 2014. © Ian Langsdon/AFP

Sur le plan rhétorique et sous forme de gestes symboliques, les rapports franco-allemands depuis 1945 ont toujours été fortement marquées par des actes de commémoration historique, fédérateurs de la relation diplomatique, dont témoignait déjà le discours que prononça Robert Schuman le 9 mai 1950 et qui liait la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier à la mémoire des deux guerres mondiales. Les rencontres entre le général de Gaulle et Konrad Adenauer, François Mitterrand et Helmut Kohl, François Hollande et Joachim Gauck ou, plus récemment, le président Macron et la chancelière Merkel à Rethondes en 2018, ont montré que commémorer, c’est d’abord célébrer ensemble la paix. Plus que la réconciliation entre deux pays, ces temps forts manifestent la réunion de deux peuples autour d’une histoire commune. En effet, le cycle du 150e anniversaire de la guerre de 1870, le centenaire de la Grande guerre ou encore les commémorations partagées de la Seconde Guerre mondiale ont suscité l’engouement du public. Au travers des échanges et travaux pédagogiques qui les ont ponctués, ils ont par ailleurs fait des jeunes Français et Allemands des héritiers européens de la mémoire.

L’Office franco-allemand pour la jeunesse

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Rencontre de jeunes "Youth for Peace – Global tools, Local action", Paris, novembre 2019. © Julien Mazoyer

Anne Tallineau et Tobias Bütow sont respectivement secrétaire générale française et secrétaire général allemand de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ). Depuis 1963, cette institution a pour mission d’encourager les relations entre les jeunes des deux pays et ainsi d’améliorer leur compréhension mutuelle. Cela passe par des projets et échanges en lien avec les langues, la culture ou encore l’écologie. Depuis sa naissance, l’OFAJ mobilise par ailleurs le travail de mémoire afin de renforcer l’amitié franco-allemande.

 

La bande dessinée comme langue commune

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"La magie de Noël", 1er prix candidat libre lycée de la 4e édition 2017-2018, réalisée par Ariane Toussaint et Léonard Pasty. © ONAC-VG

Depuis dix ans déjà, le concours "Bulles de mémoire" fait de la bande dessinée un support de connaissances historiques et un outil de transmission mémorielle entre les mains des publics scolaires. Exporté en Allemagne, le concours devient dès lors un moyen pour les jeunesses française et allemande de mesurer les valeurs et mémoires qu’ils ont en partage.

Des "Passeurs de mémoire" européens

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Un lycéen allemand joue le rôle de guide pour ses camarades sur le site du Struthof. © CERD-Struthof

Les guerres prennent souvent naissance dans les représentations mutuelles, les sentiments de haine réciproque et le désir de revanche des populations ; discours auxquels la jeunesse est particulièrement sensible. Pour tenter de les juguler, les gouvernements français et ouest-allemand ont, au sortir du second conflit mondial, mis en place une politique ambitieuse de réconciliation centrée sur les échanges de jeunes. Une initiative qui n’a depuis jamais cessé d’exister et qui embrasse désormais une perspective européenne.

Le Struthof, lieu franco-allemand

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Tableaux du projet "Fraternité" (2018). © CERD-Struthof

Premier site transnational à obtenir le label du patrimoine européen, le Struthof semble être le lieu de mémoire franco-allemand par excellence. Si de nombreuses initiatives pédagogiques en sont le témoignage, le lieu ne s’impose toutefois pas encore comme un espace commémoratif partagé entre Français et Allemands.

Les commémorations partagées de la Seconde Guerre mondiale

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Emmanuel Macron et Angela Merkel commémorent l’armistice du 11 novembre à Compiègne, dans le wagon où il a été signé. 10 novembre 2018. © Soazig de la Moissonniere/Présidence de la République

Si le centenaire de la Grande Guerre a été de toute évidence un cycle commémoratif franco-allemand, force est de constater que les choses ne sont pas allées autant de soi s’agissant de la Seconde Guerre mondiale. Après plusieurs décennies de gestes hésitants, la France et l’Allemagne ont donné une traduction concrète à leur réconciliation, notamment avec la mémoire du 6 juin.

L’historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf

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Historial franco-allemand du Hartmannswillerkopf. © AAA-IllProd

Jean Klinkert revient sur l’histoire de ce lieu de mémoire et évoque la genèse du projet bilatéral d’historial franco-allemand. Il tire le bilan des quatre premières années d’existence du site, inauguré lors du centenaire, avec une attention particulière portée à la jeunesse.

 

Un centenaire franco-allemand ?

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Cérémonie du jour du deuil national en Allemagne, en présence d’Emmanuel Macron et Angela Merkel, Berlin, 18 novembre 2018. © Abdulhamid Hosbas/AFP

La commémoration sans précédent à laquelle a donné lieu le centenaire de la Grande Guerre s’est traduite par une floraison d’événements franco-allemands. Si la France a semblé impulser et piloter le 100e anniversaire du premier conflit mondial, son partenaire outre-Rhin a volontiers accompagné la dynamique et mobilisé ses réseaux institutionnels et culturels pour faire du cycle commémoratif un événement franco-allemand.

La mémoire, un instrument diplomatique

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Cérémonie à la mémoire des 117 soldats français morts en captivité en 1871. Cimetière de Kaditz, Dresde, 10 mai 2021. © Association Denk Mal Fort! e.V. - Die Erinnerungswerkstatt Dresden

En charge de la préservation et du développement des intérêts français en matière de défense en Allemagne, le général Metz expose les spécificités et les effets diplomatiques de la mémoire partagée franco-allemande. Constamment en lien avec ses interlocuteurs germaniques, il met en oeuvre chaque année plusieurs actions pour faire vivre celle-ci.

 

Une histoire de la réconciliation franco-allemande

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Signature du traité d’Aix-la-Chapelle par le président Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, 22 janvier 2019. © Présidence de la République

Des prémices de la guerre de 1870 à nos jours, les relations franco-allemandes ont connu soubresauts et rebonds, les deux guerres mondiales symbolisant l’ultime fracture. La fin du XXe siècle marque le temps de l’apaisement et ouvre la voie à un véritable processus de réconciliation. Ainsi, si la relation bilatérale entre l’Allemagne et la France résulte d’années de progressive et intense coopération, elle demeure également indissociable de la construction européenne.

Les pratiques

Les pratiques

Links: Besucher des Holocaust-Mahnmals in Berlin, 25. Mai 2020. © John Macdougall/AFP. Rechts: Besucher des Holocaust-Mahnmals in Paris. © Rechte vorbehalten

L’étude des différentes formes de mémoire est intrinsèquement liée à celle des pratiques commémoratives. À ce titre, les modes opératoires restent identiques en France et en Allemagne. Ici et là, on honore et commémore par la création de jours dédiés ou l’élévation de monuments, on rend hommage au travers d’actions menées par les associations patriotiques ou de pèlerinages sur les champs de bataille, on valorise en aménageant des cimetières militaires, on éduque par l’ouverture de musées ou de centres d’interprétation dédiés à chaque conflit. En effet, si l’acte commémoratif réside toujours dans l’organisation de cérémonies officielles, très ritualisées, construites autour de la présence d’autorités civiles et militaires, selon un protocole strict, les pratiques se renouvellent. En filigrane, s’inscrit souvent le souhait d’instruire le grand public et d’éveiller la jeune génération en portant à leur connaissance une histoire, pour transmettre les valeurs qui permettent d’éclairer le présent et de construire l’avenir.

Mémorial de Chartres

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Couverture de l’ouvrage Mémorial de Chartres : le drame de 1940 en noirs et blancs. © Éditions L’Harmattan

Membre du comité scientifique de la revue Allemagne d’Aujourd’hui, Gérard Valin présente ici une pièce de théâtre dont il est l’auteur. Ce drame en 10 tableaux fait intervenir cinq hommes et une femme qui mettent en scène un récit inspiré d’archives militaires, de discours officiels et de rapports d’unités combattantes. Les faits évoquent pourtant un drame peu connu du second conflit mondial.